Ombre & Plumes – 10 – Préparations

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D’ombre et de plumes

10

Préparations


Tout était flou et si incertain. Le paysage autour de lui tourbillonnait sans fin, les couleurs fusionnaient et devenaient floues, les ombres se mêlaient à la lumière. Ce qui jadis avait été des murs, des arbres et le ciel n’était plus à présent qu’un bouillon indescriptible. Sa vue le trahissait mais ses autres sens non plus n’étaient pas fiable. Des sons, des échos, des cris, soudain lointains et déchirants, soudain proches et suaves, torturaient ses oreilles. Des notes aiguës et graves en même temps semblaient jaillir des profondeurs du temps. Des senteurs exotiques se mêlaient à des parfums dur et crus pour tromper ses narines. Pour couronner le tout, il ne parvenait à savoir pourquoi il ressentait le goût fruité des pommes dans ses mains alors qu’il avait les lèvres sur une grappe de raisins. Ses sens étaient tous mêlés, brouillés. Des voix d’un bleu chatoyant goutaient le sel et tentaient de l’étrangler. Il ne parvenait plus à savoir depuis combien de temps il était là, si toutefois « là » fut quelque part, ni depuis combien de temps il y était. Après tout, il ne savait même pas s’il était réellement là, rêvait-il ? Aucun moyen de savoir… Il n’était plus que senteurs, plus que goûts et sons, il n’était plus rien et tout à la fois. Puis sans prévenir tout bascula. Il se sentit tomber vers l’arrière, non pas tomber comme un homme tombe lorsqu’il trébuche le matin au réveil ou lorsqu’il manque d’attention. Non, il tombait comme on tombe dans un rêve lorsqu’on a l’impression de chuter vers l’avant en tombant vers l’arrière, cet événement perturbant qui cause habituellement notre réveil. Mais il ne se réveilla pas, il continua de chuter au ralenti se retrouvant à présent dans un monde de vide absolu. Il avait recouvré ses sens mais ne parvenait pas à réfléchir correctement dans cet univers où le temps semblait élastique, il ne pouvait qu’assister à sa propre chute encore et encore sans pouvoir faire ou penser quoi que ce soit. Lorsqu’enfin il toucha terre il se retrouva doucement posé sur les genoux par une force inconnue. Il était agenouillé sur du sable fin, les bras pendant à ses côtés, une brise calme lui glissant sur le visage et les vagues lui léchant les pieds. Il n’eut le temps que de lever la tête et d’apercevoir la silhouette ocre avant de se sentir tomber à nouveau et de sombrer.
La voix lui parlait à nouveau mais il n’arrivait pas à distinguer les sons qu’elle produisait, elle lui parlait dans un langage qui lui était inconnu, un langage étrange et qui semblait ancien, très ancien. Il se sentit de plus en plus léger, une force le tirait vers le haut ou ce qui semblait être le haut, après tout au point ou il en était il n’était plus sûr de rien. Il montait, de plus en plus vite, un ciel de nuit s’étendait autour de lui, il montait toujours plus haut, côtoyant presque les étoiles. Il se retrouva ensuite au milieu des étoiles, flottant au dessus d’une sphère bleu marine et blanche, des lumières, sous la forme de milliers de petites veines lumineuses, en émanaient et formaient une grande toile d’araignée. Il flottait, incapable de bouger, coincé en orbite entre terre et cieux. Tournant la tête faiblement il fit face à un immense astre d’argent, étrange sphère brillante dans cette immense étendue parsemée de lucioles. Cette vision le fascina, il n’avait jamais rien vu de tel, jamais rien d’aussi beau et d’aussi fascinant. Ce fut presque avec déception qu’il se sentit quitter son corps, il était à nouveau attiré par cette force invisible. Il était emporté dans l’immense mer d’étoiles qui s’étendait derrière lui. Il se rendit alors compte que la voix lui parlait toujours, elle n’avait arrêté de lui parler pendant tout ce temps mais il n’avait pas écouté. Elle était devenue une partie de ce monde, quelque chose d’évident qui avait toujours été là. Mais à présent elle parlait de plus en plus fort et bien qu’elle ne criait pas le son qu’elle produisait augmentait, devenant presque insupportable. Il crut qu’il allait en devenir fou lorsqu’il ouvrit les yeux et se réveilla. À ses lèvres était suspendue une phrase. Quelques un des mots de cet être invisible qui lui avait parlé à travers son voyage. Les derniers mots que la voix suave avait prononcés.
« Pas encore. Le moment n’est pas encore venu… »
Il remarqua alors qu’il s’était redressé, que de sa main gauche il serrait le pendentif autour de son cou et que son bras gauche était étendu vers le plafond comme s’il tentait d’atteindre quelque chose tout là haut dans les éthers. Il retira le collier et le posa sur la table de nuit à sa droite et se rallongea sur le lit. Trop énervé pour se rendormir il resta un long moment à fixer les gravures sur bois au dessus de sa tête tentant vainement de mettre du sens sur son rêve.
Thrista fut réveillé en sursaut par des cris et des exclamations. L’agitation qui régnait dans la rue lui fit tout de suite comprendre que l’heure était déjà bien avancée. Seul un souvenir vague de son expérience hypnique demeurait clair alors qu’il se leva et ouvrit l’armoire mise à sa disposition pendant son séjour pour s’habiller. Il enfila une tenue composée d’une chemise blanche faite d’un tissu léger, par-dessus cela il enfila une veste de tissus plus épais bleu marine. Sur cette dernière étaient cousus des symboles abstraits au fil noir, il enfila également un pantalon noir assez large et qui possédait des motifs décoratifs cousus de couleur plus claires que le pantalon lui-même. Ce à quoi il joignit une paire de chaussures en cuir marron qui lui montaient juste au dessus de la cheville. Se sentant prêt et suffisamment vêtu pour l’occasion et après avoir replacé son collier autour de son cou en il descendit prenant son nouveau sac à bandoulière et son long manteau. Il croisa un homme âgé dans le couloir, celui-ci ouvrait la porte de sa chambre, il le regarda passer avec étonnement avant de rentrer chez lui.
De bonnes odeurs flottaient dans la grande salle lorsque le jeune homme y entra afin d’aller s’asseoir à une table. Une jeune femme d’une vingtaine d’années vint à sa rencontre lorsqu’il se fut installé à une table non loin de la grande cheminée.
« Bonjour monsieur !, le salua-t-elle chaleureusement. Vous désirez quelque chose ?
– Bonjour, la salua-t-il avec un sourire. Oui, un repas copieux serait très appréciable.
– Je peux vous proposer du mouton grillé et des fèves en sauce que nous avons en ce moment sur le feu si cela vous convient, à moins que vous ne préfériez autre chose ?
– Non, c’est parfait, merci, confirma Thrista en souriant.
– Je vais vous chercher cela tout de suite ! »

La jeune femme se retourna en direction de la cuisine mais fit mine d’hésiter et revint vers l’adolescent.

« Excusez moi de vous demander cela mais vous êtes un nouveau client ? Je ne vous ai pas vu arriver aujourd’hui… »
La question ne l’étonna pas, il était arrivé la veille alors que Carmen avait congédié ses employés pour la journée.
« Oui, mais cela ne me surprend pas. Je suis arrivé hier en soirée, Carmen m’a dit que ses employés avaient la journée pour eux. » La jeune femme hocha tout d’abord la tête, apparemment satisfaite, puis ensuite elle écarquilla les yeux, n’essayant même pas de cacher sa surprise.
« Vous connaissez la patronne ?
– Bien sur qu’il me connaît ! C’est un vieil ami voyons. »
La petite bonne femme était apparue derrière son employée sans un bruit, la faisant sursauter lorsqu’elle prit la parole. Elle souriait mais cela sembla encore plus déstabiliser sa jeune employée qui bégaya quelques mots d’excuses avant de se précipiter vers la cuisine.
« Thrista, je te présente Juliette, ajouta  Carmen en la regardant partir. Ah, toujours à fouiner celle-là… Curieuse comme pas possible ! C’est très mauvais pour le commerce ça tu sais, un employé qui ne fait pas son boulot efficacement !, se lamenta-t-elle.
– Je suis sur qu’elle doit se débrouiller Carmen, sinon tu ne l’aurais pas gardée n’est-ce pas ?, rétorqua Thrista son hôte.
– Mais quelle image tu as de moi jeune homme !, s’exclama celle-ci, adoptant un air vexé. Je l’emploi parce qu’elle s’est montrée persuasive lors de notre petit entretien, et même si elle est sacrément pipelette elle se débrouille plutôt bien. Si elle t’embête trop avec ses questions tu n’as qu’à me faire signe, je lui donnerai de quoi s’occuper pendant un moment. »

Elle fit un clin d’œil complice au jeune homme.
« Je note, mais ne t’inquiète pas, elle ne me dérange pas.
– Bien, comme tu veux. Mais dis moi, n’es-tu pas censé aller au palais aujourd’hui ?
– Si fait, je pensais que mon accoutrement t’aurait mis la puce à l’oreil… Répondit-il avec un petit clin d’oeil. Je mange et j’y file !
– En effet, j’aurais du m’en douter… Acquiesça-t-elle avec un petit sourire en l’observant de la tête au pieds. Dépêche toi alors, il est quasiment quarte de secondaire !, ajouta-t-elle.
– Oui, je sais. Mais ne t’inquiète pas, je serai là bas à l’heure qu’il faudra.
– Je te souhaite un bon appétit alors jeune homme, et une excellente journée ! »

Sur ce, la patronne de l’établissement se leva et retourna vaquer à ses occupations principales, saluant les gens présent alors qu’elle zigzaguait entre les tables. Ce ne fut que lorsqu’elle sortit du champ de vision de Thrista que la jeune serveuse revint avec ses plats, le jeune homme douta que cela soit une coïncidence mais il ne fit pas de remarque.
« Voilà votre repas, annonça-t-elle simplement en lui donnant son assiette. »

Thrista la remercia en lui donnant une pièce d’or comme pourboire, mais à son hésitation avant de partir il vit bien que sa curiosité lui brûlait les lèvres.
« Je la connais depuis que je suis tout petit, dit-il soudain, surprenant la jeune serveuse. »

Celle-ci se retourna en le regardant avec de grands yeux, il lui fit signe de venir s’asseoir à ses côtés.

«  Je m’appelle Thrista, enchanté de faire ta connaissance. Ne t’inquiète pas, tu peux me poser tes questions si tu veux, ça ne me dérange pas. Il n’y a plus grand monde à servir à cette heure, tu as donc sûrement un peu de temps libre !, ajouta-t-il en voyant qu’elle hésitait. »

Finalement elle se décida à le rejoindre et vint s’asseoir en face de lui.
« Je m’appelle Juliette, enchanté de vous rencontrer !, fit-elle, un sourire ravi aux lèvres.
– De même Juliette, mais aucun besoin de me vouvoyer, je suis plus jeune que toi tu sais.
– D’accord euh… Thrista. »

La jeune femme rougit en disant cela, peu habituée à parler ainsi à un client.
« Alors comme ça tu voulais en savoir plus sur la patronne ?, dit-il en prenant une bouchée de son morceau de mouton.
– Oui, je ne sais pas grand-chose d’elle…, avoua Juliette.
– Ça ne m’étonne pas, Carmen à toujours été plutôt réservée sur sa vie. Moi-même je n’en sais pas beaucoup, annonça Thrista. Mais je peux te parler de ce que je sais, si cela te convient.
– Bien sur !, elle hocha la tête vigoureusement.
– Eh bien je suis venu plusieurs fois ici à Eneleïa, quand j’étais petit, avec mon père. Et pour se loger on venait ici, chez Carmen.  Mon père et elle étaient de vieilles connaissances.
– Ah oui ? Tu n’es pas un Enolien ?, l’interrompit la jeune femme, ne cachant nullement sa curiosité.
– Non, je viens d’un village vers le centre d’Ore, Asselia, mais je doute que tu connaisse. J’ai grandi là bas mais nous venions régulièrement ici avec mon père. Carmen nous accueillait toujours avec plaisir mais, si tu veux vraiment savoir, elle me faisait un peu peur ! »

Il frissonna de façon exagérée à ces mots ce qui fit rire son interlocutrice.
« Ah oui ? Vraiment ?, demanda celle-ci.
– Oh oui, tu n’imagine pas toutes les menaces de corvées que je recevais de sa part pour me faire tenir tranquille ! Elle n’en a jamais mis une seule à exécution mais j’y croyais dur comme fer. Elle à toujours été comme ça, même aujourd’hui elle me dirige à la baguette quand elle le veut, une mauvaise habitude de ma part je crois… »

Il fit une pause, se remémorant ce que la propriétaire des lieux lui avait imposé deux ans plus tôt.
– Et tu es venu de Esselia pour le mariage alors ?, demanda Juliette.
– Asselia, la corrigea-t-il avec un petit sourire avant de répondre. Non, en fait j’arrive de beaucoup plus loin, je reviens de Simériah, le continent à l’est d’Ore. »

La jeune serveuse afficha alors un étonnement et un intérêt encore plus grand pour le jeune homme, sa curiosité était piquée à vif.
– Tu es allé jusqu’à Simériah ?!, s’exclama-t-elle, faisant se retourner quelques uns des rares clients de l’auberge.
– Oui, j’y suis resté quasiment un an, j’ai visité beaucoup de régions et d’endroits impressionnant.
– Est-ce vrai qu’on y croise des hommes à la peau rouge ? Et des Sphinx ? Et y a-t-il vraiment des montagnes qui touchent les étoiles ? »

La jeune femme débordait de questions à présent. Thrista sourit de sa fascination pour ce qui lui avait été conté.
« Eh bien pour répondre à tes questions oui, j’ai vu des hommes et des femmes dont la peau est d’une belle couleur ocre, quasiment rouge. Leur peuple se fait appeler les Mowga, ils vivent simplement et autant que possible en harmonie avec la nature. »

Les yeux de la jeune femme brillaient presque à présent tant elle était fascinée, elle buvait les paroles de Thrista.

« Je n’ai pas vu de Sphinx de mes propre yeux mais j’en ai entendu des récits à plusieurs reprises, ce sont des créatures féroces et sauvages mais aussi extrêmement intelligentes et elles n’aiment pas être vues apparemment. Pour ce qui est des montagnes j’en ai vu de nombreuses mais aucune qui rivalise avec celles que nous avons ici ou celles des récits du troisième contient. J’ai aussi vu des faucons géants, des hommes pratiquer des sorts si puissants qu’ils pourraient détruire des forteresses d’un seul mot. J’ai aussi appris à mieux comprendre mes pouvoirs afin de mieux les utiliser.
– Tu es sorcier ?!, cette fois Thrista cru qu’elle allait se lever et se mettre à courir tout autour de la pièce tant sa joie était grand et visible, elle vibrait sur place.
– Oui, enfin non, je pratique plutôt la magie, mais je suis un empiriste oui. Je ne suis pas encore aussi puissant que je voudrais l’être mais je me débrouille !
– C’est génial ! Jamais je n’aurais cru rencontrer un magicien qui vient d’un autre continent ! »

Elle sautillait sur sa chaise, aussi excitée qu’une puce. Cela fit rire Thrista.
« Je vois ça, confirma-t-il. »

La jeune femme rougit en se rendant compte à quel point elle ne se contrôlait plus.
« Désolé, je me laisse trop souvent emporter…, dit-elle pour se faire excuser.
– Ce n’est pas grave, répondit Thrista amusé. »

Il avait entamé les trois quart de son assiette à présent et but une gorgée d’eau fraîche avant de finir ce qu’il lui restait de fèves.

« Ce repas est vraiment bon, pourras-tu remercier le cuisinier de ma part ? »
Juliette hocha la tête, priant Thrista de continuer son récit. Ce dernier continua à lui raconter son périple sur le « continent des origines », il lui expliqua aussi qu’il comptait participer au grand tournoi deux ans plus tard et que c’était pour cette raison qu’il voyageait.
« Je me suis entraîné tout seul quand j’étais plus jeune. Malheureusement mon père n’était pas d’accord et il ne voulait pas non plus m’apprendre. Il ne me donnait que des conseils de temps en temps mais il refusait de m’apprendre à utiliser mes pouvoirs. Il m’avait emmené au dernier grand tournoi, celui d’il y a huit ans, et c’est à partir de ce moment que j’ai décidé que je voulais y participer moi aussi ! »

Thrista s’essuya la bouche et reposa ses couverts prêt de son assiette à présent vide. Il but à nouveau une gorgée d’eau et continua.

« Mais je me suis rendu compte qu’en m’entrainant tout seul je n’arriverais pas à grand-chose. Mon père qui voyait bien qu’il ne me ferait pas changer d’avis m’a proposé un marché : demander à un vieil ami à lui de m’apprendre les rudiments du maniement du mana et en échange je devais apprendre à contrôler mes pouvoirs. A l’époque j’avais un peu de mal à le faire. Je me suis entraîné avec un « professeur » volontaire cette fois, mais ça n’a pas duré très longtemps… »

Le visage du jeune homme devint sombre pendant quelques secondes, il n’aimait vraiment pas se remémorer ce moment… Tout était allé si vite et avait été si violent… Il avait cru et croyait encore par moments à un rêve, un mauvais tour de son esprit. Mais les visages de son maître et d’Elya lui revenaient et le hantaient, lui rappelant que tout était bien réel… Il reprit ses esprits lorsqu’il se rendit compte que la jeune femme l’appelait, un air inquiet. Il avait fait remonter des souvenirs refoulés depuis si longtemps que tout le reste avait été oublié pendant un moment.
« Thrista ? Tout va bien ?
– Oui, oui. J’étais juste dans la lune désolé !,répondit-il en essayant de retrouver une attitude normale. »

Cela ne fut pas simple, se rappeler de Fried et d’Elya lui faisait toujours autant d’effet, il n’arrivait pas à se départir de ce sentiment de mal être et de culpabilité.

« Je disais donc, après cette période j’ai décidé de voyager un petit peu pour découvrir le monde et apprendre des choses nouvelles sur la magie. Je me suis rendu compte que j’étais vraiment faible comparé aux autres personnes contrôlant le mana. Mais je crois que ça m’a aidé de voyager, je pense que j’ai appris beaucoup sur mon pouvoir et sur moi-même en rencontrant d’autre magiciens ou sorciers. »
« Ça doit vraiment être chouette de voyager comme ça et de visiter le monde !, s’émerveillait la serveuse.
– Eh bien cela dépend des jours, c’est quelque chose d’inoubliable en effet, mais il ne faut pas croire que ce soit toujours facile ! »

Ils discutèrent ainsi pendant une bonne heure et demie avant que Thrista ne s’excuse pour partir, il voulait arriver au palais avant que la journée ne soit trop avancée, il était temps pour lui de partir. La jeune femme sembla un peu déçue de devoir finir cette conversation mais elle retrouva son habituel entrain lorsque le jeune homme lui annonça qu’il devait aller rejoindre la princesse, qu’il connaissait depuis son enfance, et qu’il lui promit de lui parler d’elle une autre fois. Il paya ce qu’il devait à la patronne qui était revenue à son comptoir avant de lui demander l’heure.
« On est à une demi heure de sixte secondaire je crois. Tu ferais bien d’y aller, sinon tu vas encore arriver en retard ! » Lui annonça Carmen.

Il la remercia, lui répondant qu’il lui faudrait moins d’une heure pour y arriver, ce qui lui laissait un peu de temps. Il enfila son long manteau, rabattant la capuche dans son dos avant de quitter l’auberge et de partir en direction du palais.


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