Ombre et Plumes – 1


D’ombre et de plumes

1

De retour


Le contraste fut ce qui le frappa le plus. Thrista sentit un frisson lui parcourir le corps lorsque l’ombre du gigantesque mur les avala tout entier. Ce n’était pas la première fois qu’il avait l’occasion d’admirer les portes du port d’Eneleïa et pourtant, malgré la taille imposante des trois navires de la flotte Galaedienne, l’immense mur de pierre blanche qui en gardait l’entrée n’avait d’égal. Cela faisait un peu plus de deux heures déjà qu’ils pouvaient apercevoir les côtes de Tébor et celles-ci n’avaient cessé de s’élever toujours plus loin au dessus des flots jusqu’à ce qu’ils en arrivent au pied. Le soleil de plomb qui régnait maître presque incontesté depuis le début de la traversée s’était alors momentanément éclipsé pour laisser place à une fraîcheur digne d’une nuit de printemps. Un silence profond s’était installé à l’avant du Leikan – celui des trois navires sur lequel avait embarqué Thrista – et le jeune homme était sûr qu’il devait en être de même à bord des deux autres : l’Illilda et l’Archéniss. Les passagers attendaient avec impatience le moment où les portes s’ouvriraient et laisseraient enfin la flotte pénétrer dans le port. La Cité des Deux Mondes, tel qu’aimaient à l’appeler les allochtones en raison de son statut de passerelle entre le continent d’Ore et les mers centrales, les attendait.

La Trinité avait fait route depuis le continent de Simériah, plus à l’est, afin de rallier Ore et Eneleïa à temps et après presque trois semaines en mer elle arrivait enfin à destination. Ou plutôt, elle se préparait à faire son antépénultième escale avant son retour à Port-Varenne, ville centrale du continent et capitale de l’archipel de Galaeda. Elle tenait son nom du nombre de navires qui la composaient, au nombre de trois, mais ne pouvait cependant être qualifiée de « petite flotte » car ses effectifs réduits étaient largement compensés par l’envergure de ceux-ci. Longs de presque trois cent mètres, pour plus d’une centaine de haut, ils étaient les joyaux du petit archipel. Leurs coques, du même blanc éclatant que la muraille, produisait l’effet totalement inverse à un contraste, semblant se fondre l’un dans l’autre pour ne plus faire qu’un. Enfin, chacun des trois navire arborait le pavillon Galaedien bleu marine sur lequel se superposaient trois oiseaux de mer respectivement de couleur noire, grise, et blanche.

La foule déjà présente sur le pont s’étoffa encore lorsque que le Leïkan vint s’arrêter complètement à une vingtaine de mètres seulement des portes de la cité. Thrista se doutait qu’il devait en être de même sur les ponts des deux autres navires, aucun des passagers de la Trinité ne voudrait louper ce spectacle. Après avoir navigué à travers les mers centrales pendant plus de trois semaines, ils arrivaient enfin à destination. Ce simple fait justifiait déjà un telle attente, mais assister à l’entrée de la Trinité dans le port d’Eneleïa depuis le pont de l’un de ses navires était une motivation suffisamment rare pour pousser la quasi totalité des passagers à y monter. Le jeune homme avait pris la décision de rentrer presque en hâte, lors de son séjour à Mellona – maintenant de l’autre côté de l’océan -, lorsqu’il avait eu vent de l’annonce du mariage imminent de la princesse de Tébor. Le départ presque fortuit de la Trinité au même moment avait achevé de le convaincre.

La vue était époustouflante. Les murs de granite gigantesques s’élevaient à plus de deux cent mètres au dessus des flots et avaient depuis toujours servi de fortifications naturelles à Eneleïa. Aucun des nombreux assauts au fil des siècles n’avait pu en venir à bout, ce qui avait donné la réputation de forteresse imprenable à la cité portuaire. Les immenses portes du port y étaient aussi pour quelque chose, presque aussi hautes que les falaises elles mêmes, elles avaient été construites un peu plus de huit cent ans auparavant, à peine un siècle et demi après la fondation de la cité elle même. L’esprit brillant qui avait imaginé et fait exécuter ce projet titanesque était resté inconnu mais la renommée des Portes d’Eneleïa, elle, rayonnait dans toute l’alliance. Elles trônaient au centre des falaises, un immense mur de pierre blanche qui dépassait ces dernières d’une douzaine de mètres en son point le plus haut. Sur chacune des trois parties était gravé un symbole différent, marquant chaque point d’accès au port. Les Portes s’ouvraient et se fermaient plus ou moins selon l’intensité du trafic qui y transitait.

La cité portuaire avait depuis bien longtemps obtenu le statut du plus important centre de commerce du royaume de Tébor, et se trouvait presque sans rival au niveau du continent lui-même. Les Portes avaient grandement contribué à cimenter sa réputation de passage sûr le long de la côte et comme point d’escale obligatoire pour qui voulait se rendre aux Îles Karnines ou en Simériah. Le gigantesque édifice permettait à tout type de navire et de flottes d’accoster et de reposer en toute sécurité dans son port, assurant le développement stable du commerce. Tout cela était possible grâce au mécanisme qui permettait de contrôler les portes, les relevant ou les abaissant ainsi au besoin grâce à un habile mélange d’ingénierie mécanique et d’éther. Cela permettait également de se prévenir contre tout assaut par la mer car, une fois les portes fermées, Eneleïa devenait virtuellement imprenable par voie maritime.

Le Leikan s’était arrêté en face de la porte centrale, et les deux autres navires de la flotte en face des deux autres entrées, un de chaque côté de ce dernier. Cette disposition exceptionnelle était nécessaire de part leur échelle. Les trois vaisseaux ne pouvait faire autrement que de se mettre à quai séparément afin de débarquer leur cargo et leurs passagers. Cette fois-ci la Trinité était tout particulièrement chargée du fait du nombre important de passagers qui se rendaient à Eneleïa pour célébrer le mariage princier. Nombreux aussi étaient les marchands qui avaient fait le voyage, préférant le tarif plus élevé de la flotte Galaedienne mais une réelle assurance de rapidité et de sécurité, pour eux et leur marchandise, par rapport au risques de l’affrètement d’un navire personnel.

Un silence solennel tomba sur chaque pont à mesure que la tension grandissait. Les moteurs avaient été mis en sommeil le temps que la Trinité reçoive l’autorisation finale d’entrer dans le port, ils reprendraient ensuite vie. Au bout de ce qui sembla durer une éternité à Thrista, l’air se mit à vibrer au son d’une puissante corne de brume située sur les hauteurs du mur. Puis une deuxième vint se joindre à la première et ce furent bientôt tous les remparts qui sonnèrent pour annoncer l’arrivée des trois gigantesques vaisseaux dans le port. Ce signal de bienvenue se prolongea pendant de longues secondes avant de s’éteindre petit à petit, s’effritant sur les flots et disparaissant au loin. Et alors que le silence fut complètement retombé, les cornes de brumes reprirent leur chant, suivant le même schéma deux autres fois avant de s’éteindre pour de bon. Un autre moment s’écoula alors, moment qui sembla encore plus long que le premier. Le jeune homme aperçut d’abord les remous de l’eau avant de voir les portes bouger. Il savait déjà ce qui allait se passer, mais lorsque les deux immenses battants commencèrent enfin à se séparer Thrista ne put que retenir son souffle; la vision gargantuesque qui s’offrait à lui le bouleversait autant que la première fois. On aurait dit que les falaises elles-mêmes s’ouvraient en deux pour révéler un passage vers un autre monde. En l’espace d’à peine un trentaine de battements, la voie fut complètement ouverte pour les trois navires et la Trinité put s’engager d’un seul mouvement dans les ouvertures. Il était peu commun d’être témoin de l’ouverture de plus d’une seule des trois portes à la fois – qui plus est au complet -, aussi chaque passager ne pouvait s’empêcher d’admirer ces trois béances prêtes à les dévorer. Tout se passa alors très vite : les moteurs se remirent à vrombir et l’Illilda, le Leikan et l’Archeniss s’ébranlèrent, glissant sans problème à travers les ouvertures, et se retrouvant bientôt à l’intérieur des remparts anciens.

D’où il était placé, Thrista avait une vue imprenable sur ce qui se déroulait devant lui. Le mur était au moins deux fois plus haut que les trois navires, ces derniers s’étaient donc retrouvés caché dans son ombre le temps que les portes s’ouvrent, mais une fois que ce fut le cas ils baignèrent à nouveau dans l’intense luminosité. La vie, qui semblait s’être momentanément interrompue, reprit son cours. Les passagers furent assaillis par l’intense brouhaha provenant d’un peu plus loin sur les quais. Seuls quelques centaines de mètres séparaient à présent la Trinité de sa destination mais, à mesure qu’elle avançait, Thrista eut l’impression qu’il vivait la partie la plus longue du voyage; il brûlait d’envie de débarquer enfin ! Le jeune homme dut cependant prendre son mal en patience car la flotte devait encore rejoindre les débarcadères prévus à son effet et s’y amarrer avant de pouvoir commencer à laisser descendre les passagers et faire débarquer son cargo. Il entendit les cris s’amplifier à mesure que le Leikan s’approchait des quais et put observer plus distinctement ce qui produisait ce bruit : une foule immense et compacte était massée sur toute la longueur de ceux ci et saluait chaleureusement les trois vaisseaux. La clameur s’amplifia encore lorsqu’elle obtint une réponse de la part de la Trinité : les navires firent tous trois simultanément sonner leurs cornes de brumes pour signaler leur arrivée.

Depuis le pont Thrista pouvait observer le port entier. Ce dernier était immense, à la mesure de ses portes, et ne pâlissait pas devant le Leikan, l’Illilda et l’Archéniss réunit. De nombreux autres navires, des plus grands aux plus petits, étaient amarrés ça et là, et une myriade de personnes fourmillaient, affairées à charger ou décharger les marchandises vers ou depuis de longs hangars. Le reste de la surface de pierre claire était couvert par la foule accueillant la flotte Galaedienne.

Un observateur suffisamment averti pouvait également déjà apercevoir des traces de décorations, des draps colorés et des ensembles floraux qui avaient commencé à apparaître en préparation du mariage. Cela rendait la ville encore plus vivante aux yeux de Thrista, lui rappelant sa première visite, plus d’une dizaine d’années plus tôt. Il avait six ans à l’époque et la cité célébrait alors le dixième anniversaire de la princesse. Il y était venu avec son père, qui voulait lui montrer Eneleïa sous son plus beau jour.

« Ne t’éloigne pas trop !, lui avait-il dit alors qu’ils entraient dans l’enceinte de la cité.

Où allons nous ?, avait demandé le jeune garçon, les yeux ébahis.

Tu verras très bientôt ! Mais peut-être aurons nous la chance d’apercevoir la princesse de près…, avait répondu son père avec un clin d’oeil »

A l’époque, il n’avait pas été capable de dire si son père plaisantait ou non mais il n’avait pu retenir l’excitation qui montait en lui à l’idée de visiter la citée Téboréenne. Le souvenir se dissipa lorsque Thrista sentit les secousses familières indiquant que le navire s’arrêtait enfin. La foule en contrebas acclamait toujours chaleureusement la Trinité et ses passagers répondaient avec de larges sourires et des saluts énergiques. Thrista jeta un regard autour de lui, tous commençaient déjà à se diriger vers les passerelles de débarquement ou bien vers leurs cabines pour récupérer leurs affaires. Il hésita un instant avant de se diriger d’un pas lent vers le point le plus avant du bateau, ne s’arrêtant que lorsqu’il fut tout au bout de la proue. Il observa alors le va-et-vient plus bas sur les quais. Le jeune homme préférait attendre avant de débarquer lui même afin d’éviter la foule impatiente de passagers désirant mettre pied à terre ainsi que celle qui attendait une fois en bas.

Le jeune homme dirigea alors le regard au loin vers le palais royal, le bâtiment imposant et d’un blanc pur trônait au dessus des nombreuses autres constructions alentour et était clairement visible malgré la distance. Il laissa échapper un léger soupir avant de laisser son regard se balader sur le reste de la ville, elle ne lui semblait pas avoir changé tant que ça depuis son départ et pourtant elle lui semblait différente. Plus grande peut-être ? L’architecture élégante qui lui était propre était composée de myriades de couleurs contrastant avec la blancheur pure des murs des bâtiments, mêlant élégamment bois et pierre, petitesse et grandeur, droiture et arrondis. La cité était un savant mélange de cultures diverses et de styles nombreux, autant au niveau de sa population et de son histoire, que de son architecture ou de son économie. C’était précisément cela qui la rendait si attractive auprès des ses habitants comme auprès des étrangers qui venaient y séjourner.

Lorsqu’il ne resta plus qu’une poignée de passagers sur le pont Thrista se décida enfin à débarquer. Il se dirigea vers sa cabine – une petite chambre avec un lit simple et une fenêtre – pour y récupérer ses affaires. Il enfila une cape légère et remonta la capuche de celle-ci au dessus de sa tête pour se protéger du soleil avant de passer son sac par dessus son épaule. Il vérifia une dernière fois que rien ne restait avant de sortir. Alors qu’il se dirigeait vers l’un des ponts de débarquement, recouvert d’une toile bleue pour le garder à l’ombre, il remarqua le capitaine du Leikan et son second qui se tenaient sur la terrasse du pont supérieur. Le premier était une jeune femme brune de taille moyenne au regard azuré assuré tandis que son second était un homme d’âge équivalent, fin et à la tignasse rougeoyante. L’homme sembla remarquer Thrista et tourna la tête dans sa direction, lui adressant un discret salut de la tête accompagné d’un léger sourire avant de recentrer son attention sur le débarquement des marchandises plus bas sur les quais. Le jeune homme les avait vu en action tous les deux ; à première vue aucun ne semblait taillé pour la fonction qu’il occupait et pourtant Thrista avait vu les marins obéir immédiatement à leurs ordres et ce sans répliquer. Le capitaine, bien que de plus petite taille que la majorité de son équipage et une femme, et son second, pâle et presque maigre, ne faisaient pas forte impression au premier abord. Tous deux semblaient néanmoins se métamorphoser lorsqu’ils étaient à leur poste et savaient maintenir leur autorité tout en gardant le complet dévouement de leur équipage sans jamais être questionné ou désobéi.

Thrista cligna des yeux à plusieurs reprises alors qu’il mit enfin pied à terre sur le quai d’Eneleïa. Le contraste soudain entre l’ombre agréable de la passerelle et la clarté du ciel était presque douloureux. Lorsqu’il se fut réhabitué à la luminosité ambiante, le jeune homme put réellement mesurer l’agitation qui prenait place sur les quais et dans le port entier : des marins couraient, criaient et transportaient des marchandises de part et d’autre, les passagers se bousculaient et les habitants et touristes venus pour assister à l’arrivée de la Trinité étaient toujours aussi nombreux et bruyants. Il attendit quelques instants que le flot de personnes diminue légèrement pour pouvoir quitter le quai mais se rendit vite compte que cela n’arriverait pas de si tôt. Les membres de l’équipage du Leikan qui aidaient au débarquement des passagers lui souhaitèrent un bon séjour lorsqu’il se décida enfin à braver la cohue. Il n’eut le temps de répondre qu’un simple merci avant de se faire happer par le mouvement de la foule. Lentement, à force de patience et d’obstination, Thrista finit par se frayer un chemin vers l’extérieur du port et à pénétrer dans le district est. Le passage obligatoire par la douane pour quitter le port prit beaucoup moins de temps qu’il ne l’avait imaginé, le fait que ce ne soit pas sa première visite aida grandement, et il se retrouva bientôt dans Eneleïa même. Les rues des quartiers est étaient quasiment aussi peuplées que le port mais petit à petit il parvint à naviguer à travers cet océan vivant et à traverser les vagues de passants qui allaient et venaient dans toutes les directions.

Le jeune homme trouvait cependant sa progression trop lente, il aurait préféré pouvoir atteindre les rues moins bondées plus vite. Son allure réduite, toutefois, lui permit de profiter de la belle architecture de la ville. Les couleurs dansaient tout autour de lui, autant sur les murs des bâtiments et les colonnes que sur les habitants et les touristes qui formaient la foule compacte. Le brouhaha ambiant se mélangeait au centaines de bruits de pas, aux cliquetis des sabots et aux quelques notes de musiques jouées un peu plus loins par un groupe de musiciens ambulants l’accompagnant dans leur valse folle. De petits étals étaient visibles ici et là – les marchands hélant la foule pour essayer de vendre leurs biens – et même les odeurs semblaient s’amuser à se jouer de lui puis à le prendre par surprise. Du romarin, de l’aigre-doux, du pimenté, une rose entêtante et une touche de sel flottaient ici et là. Il aperçut également des constructions en bois placées sur le bord des rues. Ces chariots encore en construction allaient bientôt se mettre en branle et parader dans la ville pour célébrer le mariage de la princesse. La ville était un mélange de myriades de couleurs, de sons et d’odeurs, animée par la musique ambiante et ses habitants. Thrista ne put réprimer un sourire nostalgique. Nombre de souvenirs semblaient vouloir à présent remonter en lui, mais il prit sur lui pour les réprimer et rester vigilant.

L’agitation s’était presque complètement dissipée lorsqu’il arriva dans la partie nord des quartiers est, les rues s’étaient petit à petit vidées de la foule. Seuls quelques passants croisaient à présent le chemin du jeune homme. Thrista laissa échapper un soupir de soulagement, toute cette agitation l’avait exténué plus qu’il ne s’y était attendu. Ce n’était pas la première fois qu’il venait à Eneleïa ou qu’il se frayait un chemin dans une ville bondée, contrairement à de nombreux touristes. Garder l’œil ouvert et l’esprit alerte était absolument crucial, un seul moment de distraction et on pouvait se retrouver dépossédé de tous ses biens. Il s’arrêta un instant pour regarder les indications autour de lui, s’assurant qu’il était dans la bonne direction, avant de poursuivre son chemin. Le palais était toujours sur sa gauche, blanc et imposant malgré la distance. Mais la destination du jeune homme était tout autre : une petite taverne un peu plus au nord.

Thrista marchait le long de la grande rue, jetant des coups d’œil aux alentours à mesure qu’il reconnaissait les bâtiments. Le soleil avait bien entamé sa descente dans le ciel lorsqu’il aperçut enfin sa destination. Il ressentit une vague de joie à l’idée d’être enfin de retour dans la cité portuaire dont il gardait tant de souvenirs. Eneleïa était à la fois telle qu’il se la rappelait dans ses souvenirs les plus lointains, et bien différente : elle était vivante et joyeuse mais, après si longtemps, lui semblait aussi avoir recouvré son air légèrement mystérieux qui l’avait séduit la première fois. Oui, il était décidément temps qu’il revienne. Le jeune homme passa une main dans sa tignasse sombre et ne put que laisser son sourire s’élargir tant l’excitation le gagnait. C’était ici qu’avait commencé son périple et c’était ici qu’à nouveau il faisait escale avant de repartir à l’aventure.

Il était enfin de retour.


ChapitresSuivant

One thought on “Ombre et Plumes – 1

  1. Pingback: Ombre et Plumes – 2 | Tales of Ore

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.