Le Masbaha rouge

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Le Masbaha rouge

Un brouhaha quelque peu étouffé régnait dans le grand salon au boiseries finement vernies. Une foule d’une quarantaine de personnes attendait, patiemment assise sur des fauteuils installés spécialement pour l’occasion, que le propriétaire des lieux, également maître de cérémonie ce soir là, arrive et leur fasse part de son annonce tant attendue. Ils étaient venus de tout Paris, et même de province pour certains, afin d’assister à la révélation qui depuis deux ou trois semaines faisait frémir leurs coeurs passionnés d’exotique et d’étrange.

Cela faisait à présent presque une heure qu’ils attendaient pour les plus ponctuels, et une bonne demi heure pour les retardataires. La tension et l’impatience commençaient à se faire sentir dans les murmures agacés qui se propageaient sur le bois. Pour ceux qui connaissaient déjà la pièce dans laquelle ils se trouvaient, il n’y avait pas de doute : l’immense drap rouge, tendu devant le mur en face d’eux dissimulait quelque secret dont Louis Braguelonne, l’aventurier de légende, découvreur d’objets rares et uniques, allait leur faire la présentation sous peu. Les plus téméraires avaient bien sûr pensé à jeter subrepticement un regard derrière cette dernière mais deux hommes de taille et d’uniforme imposants les en avaient dissuadés d’un simple regard. Ils s’étaient donc contentés d’observer en silence la surprenante beauté des lieux dans lesquels ils se trouvaient ainsi que la qualité des gravures dans le bois des murs ou bien de faire survivre leur conversation avec la femme au cheveux gris qui ne pouvait s’empêcher de leur faire part de son excitation à l’idée de revoir le grand Louis Braguelonne.

Cette dernière était assise au côté de l’un de ces téméraires. Celui-ci avait les cheveux plutôt courts, blonds et bouclés, et observait la pièce de son regard brun, doux mais perçant, tout en l’écoutant d’une oreille distraite se vanter d’avoir pu rencontrer le Lord Braguelonne personnellement à plusieurs reprises et d’étaler son émerveillement pour la personne qu’il était. Il tendit cependant une oreille plus attentive lorsque la femme dont la voix chaude et presque sensuelle ne semblait pas avoir vieillit à la même vitesse qu’elle, commença à débattre de la présence du joli drapé d’un rouge foncé fort appréciable à l’oeil.

– Voyez-vous, je ne peux m’empêcher de me demander ce que cette tenture – car je crois, au vu des motifs répétitifs qui y semblent brodés, que l’on peut appeler cela une tenture – je me demande donc, disais-je à l’instant, plus que ce que cette tenture peut bien dissimuler, d’où elle peut bien provenir elle-même ? Car plus je l’observe et plus il me semble qu’elle est de grande qualité. Il me faudra demander à Braguelonne sa provenance lorsqu’il nous aura dévoilé son mystérieux “Masbaha” car j’en souhaite bien une pareil pour mon salon…, ajouta-t-elle avec un petit soupir en rabaissant ses lunettes de vue.

Le jeune homme ne répondit pas mais jeta un oeil rapide au drapé qui tombait depuis le plafond jusqu’au sol et prenait toute la largeur de la pièce, empêchant l’oeil de se glisser derrière lui. Il lui sembla, en effet, que le tissus de ce dernier n’était pas tout à fait aussi désuet et inintéressant qu’il avait pu le penser au premier abord. Il parvenait, en se concentrant suffisamment, à apercevoir d’élégantes formes et des motifs détaillés brodés en relief à sa surface. Ne s’y connaissant pas suffisamment pour évaluer le matériau simplement du regard, il ne savait dire quel genre de tissus avait été utilisé mais pariait sur du velour ou un tissus raffiné de ce genre. La couleur presque pourpre de ce dernier semblait également ressortir plus vivement maintenant qu’il y prêtait attention. A son arrivée son regard avait bien évidemment été attiré par ce grand drap rouge mais son coeur et son esprit s’étaient immédiatement transportés dans l’espace qu’il imaginait derrière celui-ci et vers le mystérieux objet, le fameux Masbaha rouge, cet objet mystérieux dont on ne savait presque rien sinon que Braguelonne le disait extraordinairement exotique et étrange et qu’il l’avait apparemment ramené de son dernier périple en Afrique.

Alors que son attention se détournait encore vers le sujet de cette soirée organisée par l’explorateur, un homme se leva du rang derrière lui et s’éclaircit la gorge bruyamment, attirant les regards vers lui. Attendant à peine que le silence fut tombé et que tous les spectateurs se soient concentrés sur sa personne, il retira le haut de forme qu’il portait, la veste en tweed et, à la surprise générale, son épaisse moustache et la barbe qui l’accompagnait, non moins épaisse. La femme à côté du jeune homme, qui s’était retournée avec quelque réticence poussa un petit cri et devint toute rouge, elle détourna le regard et cacha avec précipitation sa bouche ouverte en un grand O de sa main. Ce petit cri fut suivit d’un murmure de surprise dans l’assemblée et l’on put reconnaître les syllabes du nom de leur hôte prononcées dans un ordre décousu de-ci de-là. L’homme qui affichait un grand sourire prit alors la parole.

– Mesdames et messieurs, merci d’être venu ici ce soir. Pour ceux qui me connaissent, nul besoin de m’introduire mais pour ceux qui ne me connaîtraient pas encore, mon nom est Louis Braguelonne, pour vous servir. Il fit une petite révérence, laissant le temps à son auditoire de digérer l’information, avant de reprendre la parole. Veuillez m’excuser pour ce petit tour que je viens de vous jouer en me dissimulant auprès de vous sous une autre identité mais tout cela fait partie de la façon dont je souhaitais organiser la présentation. Il me fallait obtenir les réponses à certaines questions et il ne m’était pas d’autre moyen que de le faire ainsi, je vous l’assure.

Il s’inclina à nouveau, en signe d’excuse cette fois, puis se dirigea d’un pas assuré vers l’avant des sièges et s’arrêta lorsqu’il arriva devant le rideau pourpre, se tournant alors vers le public, toujours en souriant. Il étendit les bras de chaque côté et passa son regard sur ses spectateurs.

– Bienvenue, donc, à cette soirée où j’ai promis de vous faire part de l’une des plus étonnantes découvertes que j’ai pu faire au cours de mon voyage. Je vous ai promis quelque chose d’étonnant et de mystérieux, et bien me voici donc en train de tenir promesse. Il fit une pause. Vous avez tous, je l’imagine, entendu prononcer le nom de Masbaha avant ce soir, c’est même ce qui vous a poussé à venir si je puis me permettre de deviner, n’est-ce pas ? Eh bien, mesdames et messieurs, laissez moi donc vous présenter ce qu’est que ce Masbaha rouge dont vous entendez tant parler !

Il claqua des doigts et on apporta un tableau avec une carte de l’Afrique aux couleurs variées et étincelantes que l’on plaça derrière Braguelonne. Ce furent les deux hommes qui se tenaient de chaque côté de la tenture qui s’en chargèrent, à la surprise de presque toute l’assemblée qui ne les avait pas vu bouger d’un pouce de toute la soirée.

– Cette carte, mes chers amis, commença Louis Braguelonne en se décalant légèrement sur le côté pour que l’on puisse voir ladite carte, est l’une de celles que j’ai faites faire chez Marionnaud, un collègue à moi qui s’est depuis plusieurs années déjà reconverti dans la fabrication de cartes, et cela avec brio ! Selon mes indications précises, donc, il a fait confectionner cet ouvrage qui détaille les côtes mais aussi l’intérieur de ce grand et mystérieux pays qu’est l’Afrique. Voyez donc maintenant, avec mon assistance, le trajet que j’ai effectué au cours de ma dernière expédition. Ne vous inquiétez pas, votre patience ne sera pas requise bien longtemps encore et en sera fort récompensée, je vous l’assure !

Il entreprit alors, à l’aide d’un bâton qu’on était allé lui chercher, de décrire son trajet depuis Alger jusqu’à Khartoum, depuis Khartoum jusqu’à Kinshasa, depuis Kinshasa jusqu’à Maputo et depuis Maputo jusqu’au Cap, le tout par voie terrestre, à pieds ou à dos d’éléphant ou de chameau, et marine en suivant les rivières, à travers déserts, savanes et forêts vierges et, le plus souvent au péril de sa vie. Lorsqu’il parvint au terme de son trajet en Afrique du Sud, Braguelonne avait entièrement captivé les coeurs de son auditoire. Il continua son récit.

– Au terme de ce voyage, je rentrais ici, à Paris, comme vous le savez tous. Mais ce n’est pas de cela que vous voulez entendre parler il me semble, alors laissez moi plutôt vous conter mon escale à Kinshasa, ou plutôt sur l’île de M’Bamou, car c’est là, mesdames et messieurs que je rencontrai l’homme qui me fit cadeau de ce fameux objet que l’on appelle le Masbaha rouge et que je vais vous dévoiler ce soir. Il fit une pause pour s’assurer de l’effet de sa déclaration sur son auditoire avant d’enchaîner, visiblement satisfait. Dès mon arrivée à Kinshaha j’entendis prononcer la première fois, auprès de mon hôte, un marchand de pierres précieuses, le nom de Masbaha rouge. Je dis prononcer pour la première fois car j’avais, quelques mois auparavant, lu ce même nom dans l’un des livres de Sir Pierce, l’un des grands explorateurs du continent Africain de notre histoire, qui étaient passé par là bien avant moi. C’est d’ailleurs précisément ce qui m’avait amené à décider de passer par Kinshasa à mon départ : en apprendre plus sur ce mystérieux nom que Pierce décrivait comme le plus grand mystère de son séjour à Kinshasa. Qu’était-ce que ce Masbaha rouge ? Un bijoux ? Une épice ? Un animal ? Pourquoi autant de mystère autour d’une telle chose ? Je n’en savais rien mais j’étais bien déterminé à éclaircir ce mystère…. Il me fallut trois semaines et de nombreuses connexions pour trouver la trace de ce mystérieux nom. Les habitants eux-mêmes ne semblaient pas en savoir plus que moi à ce sujet. ce n’est peut-être que par chance que je croisais un jour la route d’un vieux chaman qui avait, de son maître, entendu parler de cet objet. Il croyait se rappeler en savoir la localisation, dans un petit village sur l’île de M’Bamou, située au nord de la ville sur le fleuve Congo. Je lui demandais des précisions mais il ne sut m’en dire plus quant à la nature de ce mystérieux objet. Car c’était un objet, comme j’avais pu le déduire lors de ces trois semaines. Le Masbaha rouge n’était pas, ou en tout cas n’était plus, un être vivant. Je me rendis donc sur l’île de M’Bamou et demandait aux habitants ce qu’ils savaient de l’objet de ma quête mais les versions divergeaient à chaque fois. Pierce lui, voyait d’abord une épice avant, comme moi, de réaliser que son existence ne pouvait qu’être extrêmement rare ou unique puisque l’on en connaissait l’existence sans pour autant en voir un grand nombre. Certains indigènes y voyaient un joyaux précieux, d’autres un sort recelant le pouvoirs de leurs ancêtres, d’autres encore une relique des temps passés, mais toutes ces réponses se révélaient soit incertaines soit complètement aléatoires. Une seule me marqua par la précision des détails et la certitude dans sa formulation, ce fut celle d’une jeune femme, fille du défunt médecin du village. Marqué par ce court échange je lui demandais des détails et elle m’avoua, après lui avoir assuré de la bienveillance de mes intentions, qu’elle pourrait me montrer ce fameux Masbaha rouge si j’acceptais de l’en débarrasser. Elle m’emmena alors chez elle, une grande habitation plusieurs fois centenaire, construite dans du bois précieux et qu’elle gardait malgré sa taille bien trop grande pour elle en l’honneur de son père. Elle m’introduit dans le grand salon où j’aperçus cette tenture qui se trouve derrière moi et qui cachait une partie de la pièce. Elle me fit alors l’histoire de la descendance de ses ancêtres et de la passation de ce mystérieux objet – que je vous passe pour le moment mais dont je vous ferait part plus tard si vous le souhaitez – avant de me faire la révélation de la vraie nature du Masbaha rouge. J’en fus frappé et ne pus la croire d’abord, mais une fois l’assurance de la véracité de ses paroles obtenue et un regard plus approfondi sur l’objet de ma quête je fus entièrement convaincu… Je vais à présent moi aussi vous révéler la vraie nature du Masbaha rouge mais, juste avant cela – ne vous inquiétez pas ce ne sera pas long -, laissez moi vous poser une simple question, la même qu’elle me posa alors…

Braguelonne fit une nouvelle pause et passa son regard sur chacun des membres de l’audience, celle-ci était pendue à ses lèvres et n’attendait qu’une chose : la libération de la révélation. Il prit une inspiration avant de continuer.

– Mes chers amis, que pensez-vous de cette tenture d’un magnifique rouge pourpre qui se trouve derrière moi ?, demanda-t-il avec un petit sourire aux lèvres.


Une nouvelle écrite dans le cadre d’un cours d’écriture créative.

Je n’en suis pas totalement satisfait, elle mériterait d’être quelque peu étoffée.

À retravailler.

A walk among the stones

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One step after the other

Each one slightly heavier,

Against the harsh cold weather

No more warmth to carry her,

But dawn is slowly rising

And with his voice still ringing

To ear, gently chastising

In her mind almost singing

A tune long-lost to silence,

They were two and yet of one,

She was his shield, he, her lance,

Her ugly duckling, his swan,

Lost to this world, however

To meet anew, oh, never ?

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Keep on dreaming

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I will keep on dreaming,

Walking on this tight rope

For as long as light is streaming

Even if it’s just a fool’s hope…

Oh in my heart I know

Already all those words

You speak to me like little birds,

I have realized long ago.

But I refuse to yield,

To give up, run away,

You may wish to become my shield

But I want to let my heart sway

For if I give up this

Feeling I have in me

Then comes a deep and dark abyss

Which will all but let me go free…

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Je chhante

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Aujourd’hui ne me voila plus que roi

De ce grand château silencieux et si froid,

Où j’erre en des couloirs de pierres sombres,

Solitaire, fantômatique, une ombre.

Et ma langueur violente s’y déchaîne

Et échos de silence et de chaînes,

Ma douleur est lanscinante et je chante

Afin de l’exorciser, et je hante

Afin d’encor me sentir exister

Sans laisser âges passant m’attrister…

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Référence traînante


Dédicace au grand chef suprême pour le manque de cohérence dans les pieds… ._.

The secret admirer

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As I first set my eyes on you,

I’m lost; I don’t know what to do.

To me you’re a complete alien,

Coming from another planet.

Goddess lost in the world of men,

An angel fallen from heaven.

And as you pass by you leave me

With, in the heart, a strange aching.

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Yet you’re so far away, from my heart.

Yet you’re so far away, unreachable.

I wanna shout your name.

I wanna grab your hand.

I want to yell out to you,

To tell you I love you.

But you’re so far away, from my heart.

But you’re so far away, unreachable.

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You are my sky, my horizon,

You are the border of my world.

I could stare at you all my life,

I swear I would never be bored.

I do want you with all my heart,

You strike me to the core, but yet

When I try to reach out to you,

I find myself unable to.

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Cause you’re so far away, from my heart.

Cause you’re so far away, unreachable.

I wanna take you in my arms,

I wanna kiss your sweet, sweet lips.

Oh I want to learn to know you,

To be able to make you laugh.

But you’re so far away, from my heart.

But you’re so far away, unreachable.

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I often dream being with you,

Sitting there and simply talking.

Speaking about irrelevant things,

And you, you just keep on smiling.

Just the two of us, you mesmerizing.

Just the two of us, each minute passing

To me there is no other star like you,

Always shining so brightly,

Perfect image of beauty.

I want, I try, to get closer to you.

I would rise so high, I would fall so low,

I love you more than you will ever know.

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No time, energy or inspiration tonight so here is something I wrote quite some time ago now, not really a poem per say, more like a song. It’s not perfect, quite rough even to be honest, but it brings back memories.

This night is bright

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The day was cold, empty and grey

But on this night I feel alright,

All I did was wander and stray,

Just walk away, far out of sight,

For in those lonely moments when

All I do is wonder and pray

Sadly I feel like I betray

The sacred oath I swore back then,

Thus I run, fly and leave this land

And look for a place where to stand,

If I ever reach this enclave

Tell them I am no more a slave…

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Skyfall

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This is the end,

The end of an era,

The future is waiting

Just around the bend

J’irais – ou plutôt je voudrais aller là – où tu iras

If ever you find yourself crying

My shoulder I will lend

For I wish nothing

But to be your faithful knight,

Oh how I wish we were a thing

And to hold you dearly at night.

But I can hear the bell

Ringing in the distance, far,

The end of an epoch, this epoch…

Oh my dear do not feel bad, even I can tell

That we are who we are,

The hand has gone around the clock

And upon this eleventh hour

My one and only desire

Is to face eye to eye

My destiny and not cower,

As the fingers of the Moirai

Take out the flames of this fire.

I am not dead,

I shall not die, I will survive,

No matter if our thread

Is cut shorter, my hope will thrive;

I know nothing of what will come

But a blind man I will still run

Where to or even where from

I know not, but isn’t it fun?

I cannot say that I am fine,

I cannot say if I will be,

Whatever happens we will see

Perhaps may even come a sign,

All in all I am not sad

I’d rather say melancholy,

Perhaps indeed it is just as bad

That I bask in it wholly,

Though who can stop me from myself

Apart from me?

I will not sit eternally on this shelf

In the silence and the dust,

Mais pour le moment restons amis;

I swear, despite my brave words, that I can feel my heart slightly rust…

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Hmmm. ♪

Can’t help falling

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The sages say

Only idiots

Do blindly dash

Towards their goal,

Run all the way,

Non-initiates

Who might soon crash

And lose control.

But what sane mind

Would open heart

And soul alike

With no restraints

To the same kind?

Only through art

Can others hike

Through what love taints…

.

Rhythm of the beating drum

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In this atmosphere I feel

Like a young man at the heel

Of a gigantic mountain,

Beautiful under the sky;

Of nothing I am certain

Only that I wish to try.

In this unknown maze of star

Lost in a wild sea of smiles,

I will walk farther than far,

I will cross a thousand miles,

Centuries may come and go

Before the answer to this

Great, old riddle I may know;

What, in that time, will I miss?

In my heart I know the truth

But I shall not cut the root

Of this tree yet, for my youth

Is still green and my hope strong,

I await the promised fruit,

I want to witness it bloom

Even were I to be wrong,

Even were it my own doom.

I will smile and laugh and dance

Under sun and wind and rain,

Oh I am sure of my stance

Whatever may come, sweet pain…

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Hega hega ya-hi-ye-hega
Ya-hi-ye-ne-he hega

Be hope

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But is it true?

Oh forever

In love with you,

For an instant

Cool my fever

– Melancholy –

Of how distant,

Or even if;

This, my folly.

You are perfect,

Upon a cliff

Of true respect;

Free from all fear,

You so, my dear?

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