En attendant l’aurore

*

À lueur du matin,

Alors que fond la nuit,

S’actionnent les pantins

De mon profond ennui,

Ces ombres éphémères

Qui me guettent et qui rôdent,

Menaçantes chimères

Qui, mon sommeil, taraudent.

Ne laisserez vous point

Ma vieille âme éprouver,

La condamnez vous donc

À cet étroit recoin ?

À ne jamais trouver

Bonheur parmi quiconque ?

*

Leave a comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.