Invitation au repos

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Oh qu’elles sont belles nos amours échouées sur le sable chaud

Lorsque la marée vient lécher doucement nos pieds,

Qu’elles sont orgueilleuses les délices de l’été

A la lumière diaphane des flots sur le ciel reflétée,

Et quelles délicieuses orgues de félicité

Que les barbaries qui roucoulent à mes oreilles

Alors que la plus belle des reines, la douce abeille

Qui butine mes nuits et virevolte pareille

Au crayon de rouille et de suie dansant sur du papier,

Boit les gouttes de pluie qui filent entre les feuilles de mon coeur artichaut,

Nous enlaçons nous ? Nous en lassons-nous ? Nous en laissons-nous ?

Que de fils à délier, que de fils à tisser, pour cette mer qui nous dénoue.

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Il y a parfois, en quelques mots, plus de beauté cachée aux sens se révélant l’âme, qu’en cent tirades ascérées ou en mille pages éclairées.

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