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Homme, relève toi
De l’ombre à la lumière !
Homme, tient toi bien droit
Ô toi qui est si fier !
Homme, aie donc foi en moi
Et garde tes prières !
Homme, fais seul tes choix
Sans oublier hier !
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Homme, relève toi
De l’ombre à la lumière !
Homme, tient toi bien droit
Ô toi qui est si fier !
Homme, aie donc foi en moi
Et garde tes prières !
Homme, fais seul tes choix
Sans oublier hier !
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Connaissez-vous, messire,
La botte de Nevers ?
« Que nenni », puis-je ouïr ?!
Triste enfant de l’hiver…
Je puis céans prédire
A vous, duelliste vert,
Un funeste avenir.
Gardez l’esprit ouvert
Et prêt à réagir,
Car si vos yeux de vair
Venaient à se couvrir,
Plus qu’échange sévère,
Le risque est de mourir.
Sa force par-devers
Saurez-vous donc saisir?
Qu’on tente de m’occire
Et je prends à revers;
Jamais ne cède au pire,
Contre tous et envers !
Avez-vous donc messire,
Mon secret découvert ?
Déjà j’ai pu enfouir
Ma lame en vos travers.
Je vous sens vous roidir
Passer du bleu au vert
Et vous entends maudire
Moi et cet univers,
Mais vous devez périr
Parmi ces primevères,
Comme qui ose rire
Au nez du Duc Nevers.
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Meh. Je me sentais inspiré.
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A qui veut essayer l’art de la rhétorique
Sans autre pratique que celle du papier :
L’esprit de l’escalier t’attend sur le palier.
Car le mot juste et fort -poignard bien ascéré-
Se fait parfois retord et nous force à errer.
Comme le dit l’adage : la parole est d’argent mais le silence est d’or.
Plutôt que le partage de la verve, ces gens qui ne sont point cador,
Devraient donc s’abstenir sous peine de rougir.
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De cet amas de pierre
Dans la roche taillée
Que l’artiste si fier
Admire émerveillé,
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Les formes et contours,
Les ombres et lumières
-Ces naturels atours
Dont elle est coutumière-,
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Exaltent un corps figé
De l’espace et du temps,
Éternel mouvement
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Dans l’immobile instant;
Reflet d’âme piégée
Dans un brillant moment.
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Sans cahots ni sans heurts,
Sans sabots ni sans cœur,
Un bourreau sans chaleur,
L’échafaud, monte en pleur
Car il faut sonner l’heure
Du héro, leur sauveur.
Cent cachots, tous en chœur,
Cent échos si harangueur,
De la haut, fi des peurs,
Sonnent faux, prient son heur.
Cent hérauts et jongleurs
Sans un mot et sans pleur,
En un sursaut rageur,
Brandissent, Ô poing vengeur.
En cette aube de malheur,
Par ces sots, vils penseurs,
Par ces faux fils de mœurs,
Au service de l’empereur,
Bien trop servile ferveur,
Sans accroc ni erreur.
Un terreau et des fleurs,
Ce héro gît sans peur,
Vivent ses mots et ne meurent,
Sans ego ni fureur.
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Sous la lumière rose
De l’astre coloré –
Inspirant non la prose
Mais de courts vers rimés –
Tous ces gueux, sans triomphe,
Privés de leur gaieté,
Sous les branches du romphe,
Ce haut ciel piqueté,
Pauvres spectres de peur,
Seuls, fantômes sceptiques,
Tentent de rebâtir
Leurs petits cœurs blessés,
Car nul ne veut partir
Et tout, derrière, laisser.
De changer l’existence
Privée de tout repère,
D’achever leur errance
En quête de leur père.
Dans ce maelström d’étoiles,
En secret vénéneux,
L’existence s’étiole
Par poison lumineux.
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Depuis que je suis né du ventre de ma mère,
Jamais je n’ai pu faire ou vouloir autrement
Que de suivre les pas de mon illustre frère,
Sans même protester, toujours docilement.
Pourtant je ne rêve que d’avoir une marge,
D’avoir à ce crayon l’équivalente gomme,
De ne pas devenir de l’arbre simple pomme,
De ne plus être enfant prisonnier de ses langes.
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