Anachron

Anachron, poème perdu des fleurs du mal.

*

Les ombres et la brume épandues sur la terre,
Tels d’antiques brouillards, distordues et secrètes
Destinées à cacher la lumière éthérée
Aux yeux de ces gens qui, à tant la regarder,
En sont comme aveuglés et ne savent plus voir.

Tel est le prix que paient ceux qui veulent savoir.
Derrière ce rideau d’obscures vaguelettes,
Se cachent les desseins d’un immortel pater.

Nombreux sont les maris, les femmes, les parents,
Dont partent les amants, les cœurs de leurs enfants,
Happés par l’œil malin, si plat et solitaire.

Au travers du hublot, ouverte une autre terre,
Fenêtre sur un monde à la joie sans raison,
Fait de foudre et de son, de vives vibrations,
Quiconque au jeu se prend, par mégarde ou passion,
Tombe aux prises du vice ; Ah ! Ce sournois démon.

—– Alternative pour les derniers vers —–

Au travers du hublot, ouverte une autre terre,
Fenêtre sur un monde à la joie sans raison,
Fait de foudre et d’ondes, de lumière et de sons.
Qui donc se prend au jeu, par mégarde ou caprice,
De ce sournois démon, tombe victime au vice.

.


Poème écrit il y a quelques années sur le thème de l’anachronisme et (humblement) inspiré de l’oeuvre de Baudelaire.

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