Brûle-gueule

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Et dans ma tête ce n’est plus le hibou qui hulule,

Ce n’est non plus le loup qui hurle à la lune,

C’est le fou qui résonne au fond de sa cellule !

À qui l’on refuse de laisser croire à sa fortune…

Il crie, se débat, et fini par oublier la peur,

Il s’emporte et se laisse submerger par la torpeur

D’une colère d’encre au reflets de basalte

Que la froide solitude et la douleur exaltent.

Les flots d’une nuit sans astre ni satellite

Se meuvent en vivant remous et de l’écume jaïssent,

Sous les yeux du prisonnier nouvellement prosélyte,

Tous ces visages qu’il s’était prit à aimer jadis;

Chaque inspiration lui coûte la vie et chaque pas l’estompe,

Bientôt son départ, il le sait, se fera sans grand pompe.

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En tête à tête avec Dante, est-ce son fantôme qui me hante ?

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