Marc

.

Pourquoi sors-je la nuit, au froid et à la lune,

Dans le vent muet du nord, et sous ses mains mouillées?

Il est vrai, je la fuis, tout droit jusqu’à la dune,

Mais ai-je peur du noir ou bien d’être fouillé?

Quand, dehors, la tempête bat son plein et éclate,

Moi, logeant en ces lieux, assis au coin du feu,

J’admire et je tapote sur cette vitre plate

Car j’aimerais bien mieux jouer à ce petit jeu

Que l’on appelle amour. Pourtant je reste coi.

Quoi donc? demandez-vous. Couare, réponds-je.

Car dès lors qu’alors dort l’or du fou qui adore,

C’est avec fort humour, au contraire d’humeur,

Que les perles d’aqua tiquent au rythme toque,

Et tac! je me défais et comble les fissures;

J’aime battre les flots mais le rivage est sûr.

.


Tout est parti de la citation suivante : “Le rivage est sûr, mais j’aime me battre contre les flots.”

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