Titans

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Que le poète ne s’endorme

Afin que de son cœur énorme,

De ce gouffre noir et béant,

Ne se réveillent les Titans,

Sombres et antiques géants,

Dévoreurs de vie et de temps,

Car pour cet enfant innocent

Qui se cache dans ce grand corps

Espérant toujours et encore,

C’est lors l’orage mugissant

Venant engloutir tout son monde;

Oh ! Nul ne peut lutter contre elles,

Bêtes sauvages et immondes

À qui la peur donne des ailes…

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C’est pas encore parfait mais les images me parlent alors voilà.

Three little men

One blue, one green, one red

Three little men in bed,

One is loud, one is quiet, 

The third is on a diet, 

One is young, one is old,

The last one feels quite cold,

One is bitter, the other’s sweet,

The third goes about on his feet,

One is tall, one is small,

And the last one is all,

One is close, the other far,

The third one is ajar,

One blue, one green, one red,

Three little men are dead…

Thus spoke Zarathustra

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In ages come and lost to life and time alike,

In a time aeons gone between two forevers

Danced a myriad of stars by the sea, on a dike,

They waltzed around in a bright, forgetful fever,

Not a care in the world, not in time nor in space,

They went about slowly, moving at their own pace,

Right then there existed nothing other than them

As they were entranced in this wonderful anthem,

Swift as the wind and as fluid as the river,

Their dreams engraved in stone burning as bright as fire,

Not one was a taker while both were the giver,

The weight of their passion kept them afoot the mire,

For once they were to stop silence would fall anew

And the hearth that brightly lit the path to the shore

With inexhaustible hope and endless sinew

In the deep raven night would burn bright nevermore.

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Little homage to O 3. Haters gonna hate.

Synthetic background

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The whirlwind is not in the air nor in the tree,

The storm rages inside, none can hear the thunder

Or see the lightning bolts that deafen and blind me,

Or feel the dark coldness that lies deep down under

This raging sea of Rhye; I feel the end is nigh,

My body is drifting, my mind is on a high,

My soul is wandering in wonders of the sky,

There is nothing to try, it is time for goodbye…

So many possibles, new pathways to explore,

A hundred thousand lies and to each a deep lore,

The weather’s achanging: sun, rain, alternating,

Hellow to you dear friends, excuse me for waiting!

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L’indolent

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Je suis celui qui vit sans jamais vraiment vivre

Celui qui fait la fête mais n’est jamais ivre

Celui qui voit le monde avec un cœur d’enfant

Mais un esprit d’adulte en le philosophant,

Je vis la vie et je la chante et je la danse,

Je mesure mon sort, je mesure ma chance,

S’il est bonnes ou mauvaises situations

Je vogue entre les vagues sans grand prétention,

Et parfois l’on me félicite de mon flegme

De ma vision des choses, mes mille apophtegmes,

De mon calme impérial, ma patience infinie,

Mais je ne suis qu’humain et ma science finie,

Je ne sais d’où je viens, je ne sais ou je vais,

Je ne vois que trop bien tous mes côtés mauvais,

Oui, ceux-là diront flegme ou bien calme étonnant,

Et les autres que je cache en me retenant

Or je ne mâche mot car je suis insolent,

Je dirai donc ‘flemme’, que je suis l’indolent.

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Mouais.

Amorous hapless

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Truth be told, if it must, anything that he does,

Whether smart or stupid justifies easily,

All this running around… It is simply because

He cannot stand to be away, not joyfully,

It is but poor excuse to spend some time with her,

See her smile, hear her laugh, get to know each other.

If you were then to ask him what lies in his heart

His eyes would shine and his mouth, in a smile, would part,

For him then to explain that for a single chance

To spend a day with her, talking, laughing, sharing,

Anything he would give, he would be so daring,

Anything to be close, to admire her dance.

*

Anything to admire her beautiful life-dance.

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A small alternate ending, because why not?

Sort of a sequel to : Hopeless romantic

The power of silence

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Silence is not empty

It is full of itself,

As discrete as an elf

And surely as witty;

How it can help gleaning

Many a strand of calm

But also of meaning,

Feel them pulse in your palm,

The meanings and desire,

Silence tells of a world

So big and much higher

Than the one that is pearled

In a glass quite precious,

You cannot understand

Though somehow comprehend

Through something unconscious…

Don’t think, don’t fight against,

Simply feel and let go

Only then will you know

All that’s in it condensed.

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Not quite but almost.

Noir

Sur le grand tableau blanc qui trônait au centre de la salle étaient épinglées toutes les photos qui avaient été recueillies au cours des premiers jours de l’enquête. Six portraits en A4 étaient alignés sous le bord supérieur. Six visages, trois hommes et trois femmes, et, juste au dessous, les photos de la victime. Encore plus bas, les photos de la scène du crime, sombre et sanglante.

Sur le premier portrait on pouvait voir le visage d’un homme sur lequel s’étaient imprimées les marques du temps passé. Sa crinière sauvage et sa moustache finement taillée, ornements argentés qu’il arborait fièrement, lui donnaient un air des plus dignes. On pouvait également apercevoir le haut du col d’un gilet couleur moutarde au bas de la photo.

À sa droite, celui d’une femme d’âge environ égal à l’air revêche. Elle fixait l’objectif d’un œil noir derrière les verres en demi-lune de lunettes perchées sur le bout de son nez, nez aussi pâle que l’astre nocturne lui même.

Le troisième portrait attirait immédiatement l’œil de part la beauté naturellement hypnotisante de la jeune femme qui y apparaissait. Sur son visage aux traits fins se dessinait le fantôme d’un sourire narquois et étonnamment confiant. Dans sa longue chevelure noir de jais on pouvait apercevoir une petite broche en forme de rose rouge.

Les deux suivants étaient des hommes.

L’un portait des lunettes, l’autre non. Le premier était vêtu d’un foulard couleur aubergine, l’autre d’une redingote vert foncé à col haut. Le premier semblait grand et mince tandis que le second plus courtaud. L’un arborait une chevelure épaisse et sauvage, presque rousse tandis que l’autre était brun, au crâne presque dégarni. Rien ne semblait rapprocher les deux hommes, l’un était homme de science, l’autre résolument d’église, et pourtant, pour l’observateur attentif, on pouvait déceler dans leur regards quelques similaires lueurs sombres.

Le sixième portrait était celui d’une femme d’une cinquantaine d’années, les cheveux coiffés d’un couvre chef blanc de domestique. Elle semblait mal à l’aise, étrangement apeurée. On pouvait presque entendre la voix chevrotante qui s’échappait péniblement de ses lèvres lorsqu’elle parlait.

Sur la grande table devant le tableau était étalé un plan détaillé du manoir où avait eu lieu le crime et, répartis autour de ce dernier dans des sacs plastiques, les différents objets qui avaient été récupérés et analysés par le département scientifique. Il y en avait six en tout, dont un couteau, une clé anglaise et un pistolet.

La salle, illuminée par la lumière blanchâtre des néons, était vide. Mais cela ne durerait pas car bientôt l’équipe d’enquêteurs entrerait et se mettrait à travailler d’arrache-pied afin de résoudre le mystère qui entourait la mort du vieux Docteur. Cela leur avait été explicité de façon on ne peut plus claire : il était primordial de retrouver le meurtrier du Docteur, c’était tout ce qui importait à présent.

Alea jacta est, les dés étaient jetés…


“Qu’est-ce ?”, vous entends-je demander. Eh bien ne paniquez pas, il y a quelques indices ici et là… ;)

Ps: C’est pas Harry Potter >.>

If only I could enhance

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I revel in the silence

Reflect on my existence,

I wonder about my stance

How I should move forward hence,

Should I have taken this chance?

Or am I not for romance?

I feel like I want to dance,

Moved by a strange, weird trance

At an unearthly cadence…

I long for more than a glance

But can’t manage to advance

In this wide, unknown expanse;

Can I change my circumstance?

Make these dreams to me bechance?

How long ’til like Bagger Vance

Fades away my sufferance?

There’s not point in resistance

If you have broken my lance…

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Not really satisfied with this one, I feel it could be… enhance(d)…