Nevers

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Connaissez-vous, messire,

La botte de Nevers ?

« Que nenni », puis-je ouïr ?!

Triste enfant de l’hiver…

Je puis céans prédire

A vous, duelliste vert,

Un funeste avenir.

Gardez l’esprit ouvert

Et prêt à réagir,

Car si vos yeux de vair

Venaient à se couvrir,

Plus qu’échange sévère,

Le risque est de mourir.

Sa force par-devers

Saurez-vous donc saisir?

Qu’on tente de m’occire

Et je prends à revers;

Jamais ne cède au pire,

Contre tous et envers !

Avez-vous donc messire,

Mon secret découvert ?

Déjà j’ai pu enfouir

Ma lame en vos travers.

Je vous sens vous roidir

Passer du bleu au vert

Et vous entends maudire

Moi et cet univers,

Mais vous devez périr

Parmi ces primevères,

Comme qui ose rire

Au nez du Duc Nevers.

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Meh. Je me sentais inspiré.

Triumph

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The forest of freckles haloed by golden hair,

Those clear, cold blue orbs lighted by a bright smile,

So sweet and genuine; her soft voice for a while

Had me fully enthralled between the debonair

Aura to her being and it’s charming fumble,

Flying me up so high as her words might stumble.

O reader can you see? Oh can you comprehend?

The root of her beauty in the palm of her hand.

Unknowingly dazzling, delightful innocence

Of the power she holds over my core essence.

How to explain this feel in few rational words?

Is it love that I taste? Delicate, free as birds?

Much less of a puzzle than a lovely intrigue.

Her image in my thoughts, I never feel fatigue

For as long as I keep this wonderful token.

My heart does beat faster each time she has spoken,

And cannot keep away my mind from her features,

Might she be one of those pure, heavenly creatures?

Say, am I going mad? The pleasant obsession,

Should I make go away or should I surrender

To these wishes of mine wholly without question?

She has eclipsed my doubts but borne many other…

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If I were someone playful I would ask: “Guess who?”, but I’m not that playful. Or crazy.

Bien.

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A qui veut essayer l’art de la rhétorique

Sans autre pratique que celle du papier :

L’esprit de l’escalier t’attend sur le palier.

Car le mot juste et fort -poignard bien ascéré-

Se fait parfois retord et nous force à errer.

Comme le dit l’adage : la parole est d’argent mais le silence est d’or.

Plutôt que le partage de la verve, ces gens qui ne sont point cador,

Devraient donc s’abstenir sous peine de rougir.

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Sculpture

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De cet amas de pierre

Dans la roche taillée

Que l’artiste si fier

Admire émerveillé,

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Les formes et contours,

Les ombres et lumières

-Ces naturels atours

Dont elle est coutumière-,

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Exaltent un corps figé

De l’espace et du temps,

Éternel mouvement

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Dans l’immobile instant;

Reflet d’âme piégée

Dans un brillant moment.

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Cent vingt mots si rêveurs

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Sans cahots ni sans heurts,

Sans sabots ni sans cœur,

Un bourreau sans chaleur,

L’échafaud, monte en pleur

Car il faut sonner l’heure

Du héro, leur sauveur.

Cent cachots, tous en chœur,

Cent échos si harangueur,

De la haut, fi des peurs,

Sonnent faux, prient son heur.

Cent hérauts et jongleurs

Sans un mot et sans pleur,

En un sursaut rageur,

Brandissent, Ô poing vengeur.

En cette aube de malheur,

Par ces sots, vils penseurs,

Par ces faux fils de mœurs,

Au service de l’empereur,

Bien trop servile ferveur,

Sans accroc ni erreur.

Un terreau et des fleurs,

Ce héro gît sans peur,

Vivent ses mots et ne meurent,

Sans ego ni fureur.

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Leur soleil

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Sous la lumière rose

De l’astre coloré –

Inspirant non la prose

Mais de courts vers rimés –

Tous ces gueux, sans triomphe,

Privés de leur gaieté,

Sous les branches du romphe,

Ce haut ciel piqueté,

Pauvres spectres de peur,

Seuls, fantômes sceptiques,

Tentent de rebâtir

Leurs petits cœurs blessés,

Car nul ne veut partir

Et tout, derrière, laisser.

De changer l’existence

Privée de tout repère,

D’achever leur errance

En quête de leur père.

Dans ce maelström d’étoiles,

En secret vénéneux,

L’existence s’étiole

Par poison lumineux.

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Hiboux Blanc

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Depuis que je suis né du ventre de ma mère,

Jamais je n’ai pu faire ou vouloir autrement

Que de suivre les pas de mon illustre frère,

Sans même protester, toujours docilement.

Pourtant je ne rêve que d’avoir une marge,

D’avoir à ce crayon l’équivalente gomme,

De ne pas devenir de l’arbre simple pomme,

De ne plus être enfant prisonnier de ses langes.

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