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Homme, relève toi
De l’ombre à la lumière !
Homme, tient toi bien droit
Ô toi qui est si fier !
Homme, aie donc foi en moi
Et garde tes prières !
Homme, fais seul tes choix
Sans oublier hier !
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Homme, relève toi
De l’ombre à la lumière !
Homme, tient toi bien droit
Ô toi qui est si fier !
Homme, aie donc foi en moi
Et garde tes prières !
Homme, fais seul tes choix
Sans oublier hier !
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Connaissez-vous, messire,
La botte de Nevers ?
« Que nenni », puis-je ouïr ?!
Triste enfant de l’hiver…
Je puis céans prédire
A vous, duelliste vert,
Un funeste avenir.
Gardez l’esprit ouvert
Et prêt à réagir,
Car si vos yeux de vair
Venaient à se couvrir,
Plus qu’échange sévère,
Le risque est de mourir.
Sa force par-devers
Saurez-vous donc saisir?
Qu’on tente de m’occire
Et je prends à revers;
Jamais ne cède au pire,
Contre tous et envers !
Avez-vous donc messire,
Mon secret découvert ?
Déjà j’ai pu enfouir
Ma lame en vos travers.
Je vous sens vous roidir
Passer du bleu au vert
Et vous entends maudire
Moi et cet univers,
Mais vous devez périr
Parmi ces primevères,
Comme qui ose rire
Au nez du Duc Nevers.
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Meh. Je me sentais inspiré.
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The forest of freckles haloed by golden hair,
Those clear, cold blue orbs lighted by a bright smile,
So sweet and genuine; her soft voice for a while
Had me fully enthralled between the debonair
Aura to her being and it’s charming fumble,
Flying me up so high as her words might stumble.
O reader can you see? Oh can you comprehend?
The root of her beauty in the palm of her hand.
Unknowingly dazzling, delightful innocence
Of the power she holds over my core essence.
How to explain this feel in few rational words?
Is it love that I taste? Delicate, free as birds?
Much less of a puzzle than a lovely intrigue.
Her image in my thoughts, I never feel fatigue
For as long as I keep this wonderful token.
My heart does beat faster each time she has spoken,
And cannot keep away my mind from her features,
Might she be one of those pure, heavenly creatures?
Say, am I going mad? The pleasant obsession,
Should I make go away or should I surrender
To these wishes of mine wholly without question?
She has eclipsed my doubts but borne many other…
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If I were someone playful I would ask: “Guess who?”, but I’m not that playful. Or crazy.
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A qui veut essayer l’art de la rhétorique
Sans autre pratique que celle du papier :
L’esprit de l’escalier t’attend sur le palier.
Car le mot juste et fort -poignard bien ascéré-
Se fait parfois retord et nous force à errer.
Comme le dit l’adage : la parole est d’argent mais le silence est d’or.
Plutôt que le partage de la verve, ces gens qui ne sont point cador,
Devraient donc s’abstenir sous peine de rougir.
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De cet amas de pierre
Dans la roche taillée
Que l’artiste si fier
Admire émerveillé,
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Les formes et contours,
Les ombres et lumières
-Ces naturels atours
Dont elle est coutumière-,
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Exaltent un corps figé
De l’espace et du temps,
Éternel mouvement
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Dans l’immobile instant;
Reflet d’âme piégée
Dans un brillant moment.
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Sans cahots ni sans heurts,
Sans sabots ni sans cœur,
Un bourreau sans chaleur,
L’échafaud, monte en pleur
Car il faut sonner l’heure
Du héro, leur sauveur.
Cent cachots, tous en chœur,
Cent échos si harangueur,
De la haut, fi des peurs,
Sonnent faux, prient son heur.
Cent hérauts et jongleurs
Sans un mot et sans pleur,
En un sursaut rageur,
Brandissent, Ô poing vengeur.
En cette aube de malheur,
Par ces sots, vils penseurs,
Par ces faux fils de mœurs,
Au service de l’empereur,
Bien trop servile ferveur,
Sans accroc ni erreur.
Un terreau et des fleurs,
Ce héro gît sans peur,
Vivent ses mots et ne meurent,
Sans ego ni fureur.
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Sous la lumière rose
De l’astre coloré –
Inspirant non la prose
Mais de courts vers rimés –
Tous ces gueux, sans triomphe,
Privés de leur gaieté,
Sous les branches du romphe,
Ce haut ciel piqueté,
Pauvres spectres de peur,
Seuls, fantômes sceptiques,
Tentent de rebâtir
Leurs petits cœurs blessés,
Car nul ne veut partir
Et tout, derrière, laisser.
De changer l’existence
Privée de tout repère,
D’achever leur errance
En quête de leur père.
Dans ce maelström d’étoiles,
En secret vénéneux,
L’existence s’étiole
Par poison lumineux.
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Depuis que je suis né du ventre de ma mère,
Jamais je n’ai pu faire ou vouloir autrement
Que de suivre les pas de mon illustre frère,
Sans même protester, toujours docilement.
Pourtant je ne rêve que d’avoir une marge,
D’avoir à ce crayon l’équivalente gomme,
De ne pas devenir de l’arbre simple pomme,
De ne plus être enfant prisonnier de ses langes.
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