Threads of midnight crying

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Threads of midnight crying

Upon the silent world,

Old spirits are prying

And young notes rain down, pearled,

A lone soul goes to sleep,

Another one wakes up,

The oceans start to weep,

The world border breaks up,

And all I can think of

Despite the haunting dance

Of the great fires above

Is just this one lost chance…

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Step right up for the

Grand Romantic

always tragic, broken bones.

Someone

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I always wanted to be someone,

I always thought I wanted to be

Somebody, anybody, anyone,

As long as I could grasp my life’s worth,

That one day I would make them all see,

That I would be ‘He who walks this earth’,

But now… oh now… I am not so sure;

Perhaps I have finally found the cure…?

No, I don’t want to be invisible,

I don’t want to be the famed lead star

Of this wild and ever-changing show,

– No more shall I be divisible –

Let me not act nor watch from afar,

I will not shine but neither lie low,

I know my path and will follow the route

Of my own destiny, let it play out,

No matter the hardships I shall rise

For I have found my audience in her eyes.

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Well. Here is something.

Lolita

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Le rire est une cure

De vie et de bonheur,

Duquel même Epicure

Crierait “à la bonne heure !”,

Cet impérieux festin

Ne peut être renié,

Toujours il nous appelle,

Tel est notre destin !

Apprends-nous à manier

Les pioches et la pelle

Afin de déterrer

Ces secrets éthérés.

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La suite des prénoms, acte quartième.

Abordage

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Tu crois qu’les mecs comme toi, bim bam ! je les abats

Alors que justement c’est bien ça que j’abhore

Je cass’ toutes les règles et les cod’ j’les abîme

Et devant ma puissance l’humanité s’abaisse

On me train’ dans la boue on m’rejette on m’abjure

On m’trait’ de tous les noms, d’ultime aberration

Si ma vie n’sert à rien fait-z-en donc l’ablation !

Je ne souhait’ ni pardon, excuses, absolution,

Oui, je suis l’homme à battre, à tout faire pour abattre,

J’te conseil d’te protéger, d’te mettre à l’abri

Car j’me laisserai pas faire, non, j’ai cette volonté,

J’suis très loin du cim’tière et j’compte bien le rester

Si la violenc’, la guerr’, c’est pas ta tasse de thé

Alors laisse tomber frèr’ sinon j’vais te mater.

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Un p’tit rap pour le fun (plus que pour la forme).

angello i rodin

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Ces battants aux fines gravures

Qui gardent l’entrée du mur

Se tiennent dignes : hauts et droits

Et ne s’ouvrent pour nul Homme

Qu’il soit simple badaud ou roi,

Qu’il supplie ou qu’il les somme,

Car aucun n’en a le pouvoir

Après l’ultime au revoir

Devant cet antique chambranle;

Mais lorsqu’enfin ils s’ébranlent,

S’ouvrant synchrones et boisés,

Un sentiment malaisé,

Né des enfers, descend du ciel

Et vous assaillit soudain

De maux singuliers et pluriels

Coulant en vos veines, ondins…

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Harley

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Couronne de lauriers

Fruit de mon amitié,

De l’humble trésorier

Je ne suis que moitié,

Catalyste vivant

De toutes mes folies,

Crinière dans le vent

Que d’un chant si joli

L’oiseau bleu embellit,

Je ne suis pas amant

Mais l’invisible aimant;

What the fuck? U Jelly?

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La suite des prénoms, acte ternaire.

Alice

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Le lapin blanc d’Alice

Je suis sans hésiter

Cédant à ses caprices

De pure vanité

Car ici-bas mon cœur

Ma vie tout à rebours

Battant l’aude au vainqueur

Aussi fort qu’un tambour,

D’un sourire félin

Traître dans sa beauté,

De l’autre se fait l’un

Maître du chapeau-thé.

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La suite des prénoms, acte second.

Sybille

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Si belle est ma Sybille

Que je ne puis le croire,

Je ne suis point habile

Et je risque de choir

Si j’ose aventurer

Au delà du miroir,

C’est donc me torturer

Que délier ma mâchoire;

De ses mots, de doux rêves,

Beaux et édulcorés,

De ces maux, pas de trêve,

Pour âme picorée.

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La suite des prénoms, acte premier.

From the Cliff

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I cannot see clearly yet

Now the dark clouds have moved on

And has returned the quiet

Even though the rain is gone,

My vision is still blurry

But I know the way is long

And I am in no hurry

Only time makes the heart strong,

I cannot see clearly now

For my glasses are still wet

I do not know when nor how

But at least my goal is set,

I shall soon open my eyes,

Take a look upon what’s left,

Reflect, and my real worth heft,

Before running for the prize,

I will see more clearly now

The veil has drifted away

I have the feeling, somehow,

It is gonna be a bright

A bright and sunshiny day,

That all will soon be alright.

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J’entends le chant des tempêtes

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J’entends le chant des tempêtes

Les sirènes de mes peurs

Qui résonnent dans ma tête

Et qui noircissent mon coeur

Toujours, encore, répètent

Dans une antique torpeur,

Ces mortifères esthètes

Qui nourissent ma rancoeur.

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Et au loin à l’horizon

Où fusionnent les éthers,

Au delà de la raison

Dans ces landes de mystères,

J’entends le chant des tempêtes

Où vent, ciel, mer et soleil

Entonnent – antique quartet –

Des mélodies sans pareil

Emplissant mon coeur, ma tête.

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Poèmes originaires d’un petit défi poétique avec pour base : “J’entends le chant des tempêtes”.