Black and white

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Black and white,

White and black,

Never fail for what you lack,

White and black,

Black and white,

Keep you in your line of sight,

Day and night,

Night and day,

Stay your course and come what may,

Night and day,

Day and night,

No great ever comes from quite.

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Red and blue, blue and red,

what must die will soon be dead

Blue and red, red and blue,

and I shall leave no more clue.

Un fil sans conducteur

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J’aime cette fille

Qui ne tient qu’à un fil

Je peux voir ses failles

Ces trombes, ces rafales

Soufflant en sa gorge

Comme le blé à l’orgue

Le faux et le vrai

Se séparent et se quittent

Et si je l’offrais

Le livre des choses dites

Pourrais-je y lire alors

A voix haute bohèmes

Et autres verts décrits

(Car ta strophe me plait) ?

M’y plonger âme et corps

Sans fuir ni pâlir ?

Que veut qui tantôt aime

La douleur s’écrie

Et en totem érige

De beaux “qu’aux”, de laids

Si la main vient salir

L’oeil, lui, encourage.

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Je pirouette avec les mots pour la figure plus que pour le style.

Stay awake

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Stay awake,

Take a breath,

Keep moving,

Step by step,

If you stop then all is lost,

Or if you stare at the cost

Then forget whatfor you wish

And watch precious dreams vanish,

If you just wait for the day

That success shall come to you

Then do be ready to pay

For all what you did too few,

Let your heart

Rest a while,

Close your eyes,

Sleep tonight,

What you may not do today

You can achieve tomorrow,

If you seem to lose your way

Look afar for the lighthouse

And remember: the sorrow

Stops not even the small mouse,

Wait for light

And sunrise,

Fake a smile,

Play your part,

But follow words of the wise :

Do as if until you can,

And before long the disguise

Will have yielded to the man,

Do it well enough for some

If in doubt or simply lost,

The next step shall always come

And the cold heart will defrost,

In evening

As in morn

You are you,

You are strong.

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Hmmm, somehow it will, have faith in your trust.

Cheesy but eh…

Marc

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Pourquoi sors-je la nuit, au froid et à la lune,

Dans le vent muet du nord, et sous ses mains mouillées?

Il est vrai, je la fuis, tout droit jusqu’à la dune,

Mais ai-je peur du noir ou bien d’être fouillé?

Quand, dehors, la tempête bat son plein et éclate,

Moi, logeant en ces lieux, assis au coin du feu,

J’admire et je tapote sur cette vitre plate

Car j’aimerais bien mieux jouer à ce petit jeu

Que l’on appelle amour. Pourtant je reste coi.

Quoi donc? demandez-vous. Couare, réponds-je.

Car dès lors qu’alors dort l’or du fou qui adore,

C’est avec fort humour, au contraire d’humeur,

Que les perles d’aqua tiquent au rythme toque,

Et tac! je me défais et comble les fissures;

J’aime battre les flots mais le rivage est sûr.

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Tout est parti de la citation suivante : “Le rivage est sûr, mais j’aime me battre contre les flots.”

The Stangest Pain There Is

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The strangest pain of all

Is when you realize

That the end’s not the fall

But the smiles and the lies;

The oldest, deepest pain

Is the one of the heart,

The one that leaves a stain

Nevermore to depart;

The grandest pain there is

Is the soft, little prick

That Time, and all that’s His,

Sow with each tick and trick;

But the one that I fear

Is the pain of the start,

The one that grows so near

Yet, in which I’ve no part…

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The one I shall not feel.

A plain pilot

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Roger, roger, sweet Caroline

I got your message loud and clear

You now have my heart on a line

I trust you to hold it steady

The wind carries us through the air

Far above the clouds with no fear

And I can do nothing but stare

While thinking I may be ready.

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Wherever you go I follow for you are my wind and I your sail.

Ad Luminum

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A cold and silent winter rain

Falls under these strangely cloudless skies,

Who could divine the godly intent

Concealed behind this Rubicon of tears?

Perhaps then, in the end, shall

Come words for which I yearn…

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Qu’on cille, dont fils…

20 ans après

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(Ou presque…)

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Inconfortable. De cette expression nonchalante – certains diraient presque noble -, et pourtant nullement à l’aise, il restera toujours une trace sur chaque photo future où j’apparaîtrai au fil des années. Je n’abhorre point cette tradition mais je suis loin de me sentir modèle et ne sais comment me tenir, alors j’attends.

Des cendres de mon style ravageur (chemise, salopette, et mocassins) immolé par l’indifférence sur l’autel de l’adolescence, ne renaîtra un semblant de classe que vers la fin de la deuxième décennie de mon ère. Et cela, principalement sous l’impulsion “classique” d’une petite amie. Cette nouvelle vague perdurera jusqu’à nos jours, à défaut de continuité sentimentale.

Le visage s’allongera, les joues se creuseront un peu et les cheveux s’assombriront, finissant même par s’effacer presque entièrement. Mais les cernes – poches de temps perdu sous les fenêtres de l’âme – sont dès lors, d’ores et déjà mes blessures de guerre à moi. Ni un regret, ni une honte, elles portent l’étendard de mon identité autant que je les porte, elles.

A l’instar du couple que sont ce jardin, flou en arrière plan, et ce banc, quelque peu grossier mais droit, et dont le premier va grandir, fleurir et se métamorphoser avec les âges passant, tandis que le second les traversera avec pour seule marque de changement cette couche de mousse qui s’y déposent, je grandis, je change, et je me transforme, mais je reste aussi pareil à cet enfant : légèrement perdu malgré son apparence peu commode, et pourtant content d’être là.

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Texte ébauché en atelier d’écriture et retravaillé par la suite.

Thin ice on the lake

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The weather is indeed nice

But this soft gale does entice

In me one of my darker vice:

A heart dancing on thin ice.

I twirl and spin, I flash a smile,

I run, I jump, all in style,

Fearing the fall all the while,

And yet going the extra mile

Just to watch the raven’s flight

In the deepest, starry night,

Always from a distant sight

For I remain the one-who-might…

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My body is water.