Why do you follow me?

I know that this might be another message in a bottle and that it might take years, if not centuries, for it to reach civilization but I have been wondering for a while now, marvelling at the fact that so many people (more than two hundred to this day) have decided to follow this website, and I would like to know:

Why do you follow me?

What has piqued your interest? Fueled your curiosity?

What made you click on my posts and what did you think of them?

I would really like to know all this, I am really, truly, genuinely curious to know the reasons that have made you want to know or to see more!

Also, is there anything else you would like to see here, something I have not done yet or something you would like me to explore again?

Or do you have any question you would like to ask me? Something you are itching to know or to discover about me, my works or this website?

Don’t hesitate, ask away, I will be glad to answer all of them! (Very happy and proud too!)

I don’t know, I am curious and I wanted to take the time to get to know you, whoever you might be, better and perhaps to understand what makes me, me, what make you, you, and why you enjoy what I do…

Thank you for the time you have given me these past months and years, see you soon! ;)

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Ombre & Plumes – 12 – Essayage royal

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D’ombre et de plumes

12

Essayage royal


Alors qu’il arrivait près de la jeune femme blonde et de l’homme aux cheveux blanc Thrista salua discrètement Todd et Hannah de la tête. Cette dernière lui lança un bref regard mais Thrista décela la noirceur qui s’y cachait encore. Il ne l’aurait pas avoué si on lui avait posé la question mais il réalisait qu’il prenait un certain plaisir à énerver la jeune femme brune. Il n’y avait aucune raison particulière à cela sinon qu’il trouvait cela étrangement satisfaisant de tester les limites de sa patience. Il s’arrêta à quelques pas de la princesse, sur la gauche de l’homme et attendit qu’elle le salue avant de la saluer à son tour. Siléna et son interlocuteur se retournèrent tous deux vers Thrista presque immédiatement.

« Ah Thrista ! Je suis contente de te voir !, s’exclama la princesse, gratifiant le jeune homme d’un léger hochement de tête auquel ce dernier répondit en s’inclinant.

– Moi de même chère princesse, répondit le jeune homme.

– Je ne crois pas que tu connaisse messire De Guidre, il est capitaine de l’un des trois vaisseaux de l’armada Galadéenne. »

L’homme aux cheveux blanc s’inclina alors à son tour et tendit une main que Thrista serra.

« Messire De Guidre, j’ai l’honneur de vous présenter Thrista Daener. C’est l’un de mes plus ancien et fidèle ami. Il est aussi le fils d’Ellias Daener, l’un des plus illustres gardiens du royaume. »

Thrista sourit légèrement, il était reconnaissant envers la princesse de le présenter ainsi. Il n’aimait pas se vanter de ses origines mais dès qu’il donnait son nom on voulait savoir s’il avait un lien de parenté avec « le grand » Ellias Daener. Cela avait eu pour effet de le décourager de se présenter complètement, il préférait en général ne donner que son nom, surtout aux militaires car ceux-ci ressortaient alors des tréfonds de leur mémoire tous les détails qu’ils connaissaient de la vie de son père. La princesse avait su comment s’y prendre, le présenter comme son ami avant d’annoncer sa parenté avec Ellias Daener permettait d’atténuer grandement le nombre de questions, recentrant la conversation sur l’amitié du jeune homme et de Siléna plutôt que sur son lien de parenté avec son père. Au grand soulagement de Thrista le vieil homme sourit simplement à la mention de son père et ne posa pas de question.

« Ah oui ! Je le connaissais peu mais, bien que cela ne fasse pas toujours plaisir à entendre, je vois la ressemblance. Vous avez une présence très similaire, remarqua De Guidre ce qui fit sourire les deux jeunes gens.

– Oui, je m’entends souvent dire que je lui ressemble. Cela ne me déplait pas mais il est vrai que ce n’est pas toujours réjouissant. Et vous maître De Guidre êtes donc l’un des capitaines de la flotte de Galaeda ?

– Tout à fait, je suis le capitaine de l’Archéniss, le meilleur des trois vaisseaux de l’armada !, répondit l’homme aux cheveux blanc en rigolant.

– Je ne crois pas que le capitaine du Leïkan soit du même avis, rétorqua Thrista un sourire aux lèvres. »

Le vieil homme eut un petit sourire à cette remarque.

« Non, en effet, acquiesça-t-il. Vous avez donc pu rencontrer Irina ?

– Non, je n’ai pas eu l’honneur de la rencontrer directement, mais j’ai eu la chance de croiser son second lors de la traversée et d’après ce qu’il m’a dit j’en ai déduis qu’elle est très fière de son vaisseau.

– Ah, ce cher Jacob, il à la vie dure le pauvre ! Oui, Irina Evinsky est la première femme à être devenue capitaine de l’un des trois bateaux de la flotte, elle en est très fière. Mais elle a aussi de quoi, c’est une très bonne capitaine et navigatrice !, expliqua le capitaine de l’Archéniss souriant toujours.

– La première seulement ?, s’étonna Siléna. Aucune autre femme n’y était parvenue avant elle ? »

De Guidre se tourna vers la princesse.

– Non, malheureusement aucune avant elle n’avait réussi à obtenir ce poste. Mais le capitaine Evinsky a du caractère et elle a passé toutes les épreuves qui se dressaient devant elle avec brio. Elle fait une très bonne addition à notre flotte.

– Evidemment, une femme apporte toujours du positif !, avança Siléna avec ferveur. »

Le vieil homme rit de bon cœur et approuva la jeune princesse.

« Tout fait chère princesse, ou du moins sa présence nous empêche de dire le contraire, répondit-il avec un clin d’œil. »

Ce fut au tour de Thrista et de la princesse de sourire à cette remarque.

« Attention à ce que vous dites messire De Guidre, l’une d’entre elles pourrait vous entendre…, le mit en garde Siléna. »

Le capitaine rit à nouveau avant de s’excuser.

« Veuillez m’excuser à présent mais, malgré tout le plaisir que j’ai a discuter avec vous chère princesse, le devoir m’appelle et je me dois de retourner à mon navire pour surveiller l’avancement des préparatifs. Je vous souhaite tout le bonheur du monde, à votre famille et au peuple de cette magnifique cité. A une prochaine fois peut-être. »

Il s’inclina devant la princesse puis devant Thrista.

« Et vous jeune homme bonne chance, même si le chemin n’est pas de tout repos il faut continuer à aller de l’avant. Passez le bonjour à votre père de ma part lorsque vous le verrez. »

La princesse le salua de la tête et le jeune homme s’inclina légèrement à son tour avant que le vieux capitaine ne fasse demi tour et se retire.

« Au revoir messire De Guidre, au plaisir de vous revoir !, s’exclama Siléna alors que l’homme s’éloignait. Elle se tourna ensuite vers Thrista. Tu n’imagine même pas le nombre de personnes ennuyeuses que j’ai dû saluer et auxquelles j’ai dû sourire et faire des courbettes ce matin…, soupira-t-elle.

– Tu n’avais pas l’air de t’ennuyer avec le capitaine De Guidre pourtant, la taquina Thrista. Mais heureusement que j’arrive alors, ajouta-t-il avec un sourire narquois.

– Ne te crois pas aussi intéressant que cela cher ami, tu vas prendre la grosse tête ! Mais je dois dire que ça fait du bien, la salle du trône était pleine à craquer au lever du jour. Je vais enfin pouvoir prendre une pause, la première de toute la matinée, et me reposer. Viens avec moi, marchons un peu, ajouta-t-elle avant d’entraîner Thrista à l’écart dans l’un des couloirs secondaires. »

Elle fit signe à ses deux gardes du corps avant de disparaître.

« Je leur indique qu’on sort, Père a menacé de me m’interdire toute sortie du château pour les dix prochaines années si je sortais encore sans être accompagnée avant le mariage…, expliqua la jeune femme devant le regard interrogateur de son ami. »

Ce dernier sourit à cette remarque en imaginant très bien le roi essayant de raisonner sa fille et devant en venir à des menaces pour se faire écouter.

« Je vois, dit-il simplement. Et où allons nous alors ?

– Me préparer pour mon mariage évidemment !, s’exclama la jeune femme. Mon futur époux est sûrement déjà en train de se préparer, il est temps que moi aussi je m’y mette. J’ai quelques derniers essayages à faire pour ma tenue.

-Très bien, je te suis alors, acquiesça Thrista. Mais, d’ailleurs, pourquoi n’était-il pas là ce matin, ton cher futur mari ?

– Mon cher Thrista, après tout ce temps passé à courir dans les couloirs du palais n’as-tu rien appris des traditions de Tébor ? Aujourd’hui est un hommage à l’héritière du royaume en honneur de son mariage, c’est-à-dire à moi. C’est seulement demain soir, après la cérémonie, que les hommages en l’honneur des mariés auront lieux. Et je vais encore devoir faire des courbettes à de nombreux hypocrites… Siléna soupira. Au moins je serais avec Thédric, ça devrait faciliter ces longues heures. Peut-être que je m’amuserais même un peu, qui sait ?, ajouta-t-elle avec ironie.

– C’est ton mariage Siléna, essaye d’en profiter, ça n’arrive qu’une seule fois. Enfin ça dépend pour qui…, dit Thrista. Et si ton prince est aussi charmant que cela il saura quoi faire. Sinon, je suis désolé de te le dire, mais c’est un imbécile…

– Eh !, s’exclama la princesse en donnant un coup de coude au jeune homme qui se mit à rire.

– Excusez-moi princesse…, répondit Thrista en s’inclinant jusqu’au niveau du sol. Cette réflexion était tout à fait inappropriée de ma part et j’en suis désolé. Mais c’est tellement drôle de te voir défendre ton âme sœur avec autant de passion !, ajouta-t-il avant de s’écarter précipitamment en riant lorsque que la jeune femme tenta de lui asséner un second coup.

– C’est ça ! Cours parce que si je t’attrape… !, alors que le jeune homme s’éloignait en parcourant le couloir à grandes enjambées.

– Si je puis me permettre, ce n’est pas digne d’une princesse de se comporter ainsi en public !, s’écria le brun alors qu’il disparaissait dans la cours intérieure du palais. »

Celle-ci était construite sur le modèle d’un cloître mais de taille bien plus grande et était ornées d’arbres, de statues et d’une fontaine en son centre, sur le même principe que les jardins. Le jeune homme avait juste eu le temps de voir le regard amusé de Todd, qui les suivait en retrait accompagné de son binôme, avant de se retrouver à l’extérieur. Lorsqu’il vit enfin arriver la princesse et ses deux gardes du corps il était assis sur le rebord de la fontaine et admirait la statue d’un des premiers rois de Tébor accompagné d’un oiseau de proie. La jeune femme blonde était rouge et lui lança un regard meurtrier qui signifiait sûrement « Tu ne paie rien pour attendre ! », mais qu’il préféra interpréter comme « On ne s’assoit pas sur le rebord de la fontaine ! ». Il se leva donc et alla rejoindre Siléna qui se dirigeait déjà vers l’autre côté de la cours.

« J’ai comme l’impression que j’ai provoqué le courroux de sa majesté…, chuchota Thrista au blond avec un sourire complice alors que celui-ci arrivait à son niveau. Pourtant je ne vois pas ce que j’ai bien pu faire… »

Celui-ci lui répondit par un haussement d’épaules et un petit sourire amusé avant de lui emboîter le pas à la suite de la princesse. Thrista croisa brièvement le regard plus sombre et désapprobateur d’Hannah à l’intention du blond et de lui-même et ne put s’empêcher de sourire, ce à quoi cette dernière soupira et détourna le regard. Le jeune homme rattrapa la princesse et marcha en silence à ses côté pendant un moment le long des immenses couloirs du palais avant de reprendre la conversation.

« Où allons-nous alors ?, demanda-t-il enfin en évitant de nouveau un coup de coude de la jeune femme. Mais je n’ai rien dit cette fois !, s’exclama-t-il.

– Mesures préventives, répondit simplement la blonde avec un sourire sarcastique. »

Elle s’arrêta devant une grande double porte pour répondre au jeune homme avant de les ouvrir d’un mouvement sec.

« Et pour ton information, nous allons dans les ateliers du palais, je dois aller me changer. Je te rappelle, au cas où tu l’aurais déjà oublié, cher ami, qu’aujourd’hui est le dernier jour de préparatifs avant mon mariage… »

Ils entrèrent dans une large salle où une dizaine de femmes s’affairaient autour de nombreux tissus et étoffes. Des coffrets de bijoux occupaient chaque centimètre carré restant des trois tables disposées dans la pièce. Seule une ou deux d’entre elles se retournèrent à l’entrée de la princesse et la saluèrent avant de se focaliser sur les étoffes à nouveau, ce qui ne sembla pas déranger cette dernière et ce qui n’étonna pas Thrista. Depuis le temps qu’elles la côtoyaient, les couturières avaient dû s’habituer à ses exigences familières en matière d’interactions, de gré ou de force.

« En parlant de mariage…, le jeune homme fouilla dans sa sacoche et en sortit une boite en bois rectangulaire, j’ai oublié de te donner ça tout à l’heure. »

La jeune femme le regarda un instant, la curiosité pouvant se lire dans son regard, puis pris la boite et la posa sur une petite table basse qui était dépourvue de tout objet.

« Merci, dit-elle avec un sourire avant de se diriger vers l’une des femmes se trouvant dans le fond de la pièce. Je le mets ton cadeau de côté, je l’ouvrirai plus tard si cela ne te dérange pas. On dit qu’il n’est pas bon de trop vouloir se précipiter dans ce genre d’événements. »

Elle lui tira la langue puis se tourna vers une femme âgée habillée d’une tunique pourpre.

« Madame Angelis, on m’a dit que vous aviez besoin de ma présence. Dites moi où vous en êtes. »

La femme se retourna et salua la princesse avant de la conduire vers l’une des trois tables se trouvant derrière elles.

« Mes hommages princesse. Votre robe est prête, il ne vous reste plus qu’à la porter pour que nous puissions faires les derniers ajustements nécessaires. »

Elle désigna une large pièce d’étoffe blanche et bleu marine reposant au centre de la table.

« Bien, allons-y alors, je préfèrerais que cela soit terminé au plus vite… Je n’aime pas les essayages…, répondit la princesse avant de se diriger vers un grand rideau beige dressé au centre de la pièce.

« Ma dame, ne voulez vous pas faire sortir ces jeunes gens d’abord ?, demanda la femme en désignant Thrista, Todd et Hannah.

– Non, ce sont mes gardes du corps personnels et un ami d’enfance, ils peuvent rester s’il ils le désirent. Je leur fais confiance pour qu’ils se tiennent correctement.

– Bien Ma Dame, elle s’inclina puis se tourna vers les autres femmes. Bien, nous avons peu de temps alors mettons nous au travail !, s’exclama-t-elle en frappant dans ses mains. »

Chacune des femmes présente connaissait son rôle parfaitement, pas une n’hésita avant de se mettre au travail, choisissant les étoffes et les bijoux nécessaires avant de disparaître derrière le rideau. Hannah alla se poster près de la porte d’entrée, s’appuyant contre le mur. Todd lui alla s’asseoir sur l’un des bancs en bordure de la pièce et Thrista vint le rejoindre. On pouvait entendre les courtières s’affairer derrière le rideau, la voix de la femme âgée donnant des ordres, prodiguant des conseils et s’informant des préférences de la jeune femme pour sa tenue.

« On dirait qu’elle me fait la tête, elle n’a même pas regardé mon cadeau plus de quelques secondes avant de le mettre de côté, dit-il après s’être assis sur la gauche du jeune homme blond. »

Celui-ci sourit à nouveau à cette réflexion.

« C’est le moins que l’on puisse dire. Mais cela ne devrait pas durer, elle à bien d’autre choses à penser en ce moment qu’une simple querelle avec un ami… Et puis, si je peux me permetre, au vu de son attitude depuis hier, je ne pense pas qu’elle t’en veuille beaucoup, elle te fais marcher.

– Je n’en suis pas si sûr, soupira Thrista. Même dans les pires situations elle sait se rappeler des choses les plus insignifiantes. Elle saura me le faire payer en temps voulu.

– Espérons que le futur prince saura la raisonner et tempérer son caractère…

– Il est vrai qu’elle a beaucoup changé depuis la dernière fois que je l’ai vue mais ça m’étonnerait… Enfin bon, je survivrai. Il faut juste que je trouve un moyen de me faire pardonner. »

Thrista lança un regard en direction du rideau, se rappelant les quatre cent coups que lui et la princesse avaient fait plusieurs années plus tôt, avant de reprendre la parole.

« D’après ce que j’ai cru comprendre ce Thédric Junon à l’air d’avoir un caractère plus calme et réfléchi que la princesse. Je n’ai pas grand espoir que cela la fasse changer radicalement mais qui sait… Peut-être qu’elle en oubliera mon affront de ce matin…, dit-il avec un petit rire amusé. En tout cas, Siléna à l’air de beaucoup l’apprécier. C’est plutôt bon signe.

– Vous vous connaissez depuis combien de temps ? Si je puis me permettre, demanda Todd.

– Je l’ai rencontrée pour la première fois alors que j’avais à peine sept ans. Mon père a été chargé de plusieurs missions pour le roi au cours des années et, lorsqu’il était parti en voyage, je séjournais ici, au palais. Ça a pris quelques temps mais nous sommes devenu de bons amis Siléna et moi. C’était elle la plus casse cou de nous deux, toujours à vouloir aller plus loin et elle refusait d’écouter qui que ce soit excepté elle-même. Cela fit sourire Todd. Elle est restée très indépendante très longtemps, toujours à s’éclipser du château et à mener la vie dure à ce pauvre Oscius. Même depuis tout à l’heure, depuis que je l’ai vue discuter avec Messire De Guidre, je ne peux m’empêcher de le remarquer. C’est subtil mais le changement est bien là. Bien sûr elle ne se laissera jamais dompter, la preuve avec son escapade d’hier qui, vu votre réaction, ne devait pas être tout à fait prévue ni organisée, mais j’ai l’impression qu’elle mesure plus le poids de ses actions. Je me demande si ça à un lien avec sa rencontre avec le futur prince…, ajouta Thrista, pensif.

– C’est possible, acquiesça Todd.Heureusement que j’ai l’habitude de faire avec les personnes têtues, chuchota-t-il en faisant un signe imperceptible de la tête vers sa coéquipière.

Le brun se contenta, pour toute réponse, d’afficher un sourire amusé hochant la tête. Todd et lui se mirent à rire silencieusement. Ils attirèrent les regards noirs de la Dame Angelis, par derrière le rideau, et d’Hannah, dont ils sentirent le froid dans leur dos.

« Et vous, comment en êtes vous arrivé à être gardes du corps de Siléna ?, demanda alors Thrista.

– Hannah et moi voyageons ensemble depuis un certain temps déjà. Pour découvrir le monde et nous entraîner à l’art de l’empirium. »

Thrista acquiesça.

« Oui, c’est bien ce que je pensais. J’ai senti son énergie magique quand Hannah m’a surpris dans les jardins du palais, dit-il.

– Oui. Excuse là pour ça, elle à tendance à prendre ses missions trop au sérieux…, répondit le blond en souriant l’air gêné.

– Aucun problème, elle ne faisait que ce qui lui était demandé. Thrista écarta l’incident d’un geste de la main. Et vous voyagez dans toute l’alliance ?, demanda-t-il.

«  Oui, nous parcourons l’Alliance à la recherche d’autres mages pour s’entraîner et de temps en temps nous offrons nos services en échange d’argent ou de nourriture.  Nous sommes arrivés en ville il y a trois semaines et nous avons appris que le roi cherchait des gardes du corps pour la princesse. Il a été convaincu lorsqu’on lui à montré ce qu’on pouvait faire.

– Il pensait sûrement qu’avec vous et vos capacités la princesse serait plus en sécurité.

– Sûrement oui. Nous sommes censé la protéger jusqu’à la fin de la semaine, après le mariage. Ensuite, eh bien, nous partirons sûrement vers le sud. Il y a quelqu’un à qui je dois aller rendre visite là bas.

– Et vous allez participer au prochain Tournoi ? Thrista vit Todd froncer imperceptiblement les sourcils à la mention du Tournoi des Sages mais ne releva pas.

– Je ne sais pas encore, commença le jeune homme blond. Hannah aimerait bien y aller, moi aussi, mais de là à y participer rien n’est décidé. Et puis, avec toi comme adversaire, ce ne sera pas simple…, ajouta-t-il alors que son sourire revint. »

Le brun sourit également à cette remarque.

« Oh je n’en suis pas encore là !, s’exclama-t-il. J’ai encore beaucoup de choses à apprendre. Mais j’espère vous y croiser tous les deux si j’y arrive moi-même. »

Todd hocha la tête.

« Alors je vais y réfléchir, répondit-il. »

Les deux jeunes hommes discutèrent pendant l’heure qui suivit, partageant leurs expériences de voyages et leurs impressions de la princesse. Thrista remarqua que la jeune femme blonde et la dénommée Hannah se ressemblaient sur plusieurs points. D’ailleurs, elle n’avait pas bougé depuis tout ce temps, remarqua-t-il en jetant un coup d’œil vers la jeune femme brune. Elle était toujours adossée au mur dans la même position, les yeux fermés. Quelqu’un de non initié à la magie aurait pu penser qu’elle se reposait ou même dormait mais Thrista remarqua qu’elle méditait, son esprit était replié sur lui-même et elle semblait ne pas être dérangée par les bruits provenant de la préparation de la princesse. Ni le bruit des outils de couture, ni les réflexions des femmes ou les jurons de la princesse ne semblaient la déconcentrer. Au bout de trois quarts d’heure de discussion vieille femme émergea enfin de derrière le rideau. Elle se dirigea vers Thrista et Todd et ces derniers relevèrent la tête.

« Je suis désolée messires, mais cette fois je vais devoir vous demander de bien vouloir sortir. La princesse doit essayer sa nouvelle robe et, comme le veut la tradition, personne autre que nous ne doit la voir avant la cérémonie. »

Todd se leva et se dirigea vers sa coéquipière mais Thrista s’adressa à la princesse.

« Es-tu sûre ?

– Certaine !, lui répondit la voix de la princesse depuis l’autre côté du rideau. »

Il sourit, sachant pertinemment que la princesse ne les congédiait que pour en finir avec les préparatifs, il s’inclina alors vers femme âgée.

« Dans ce cas Dame Angelis je me retire. Merci de nous avoir autorisés à rester. » Ce à quoi la femme le salua de la tête avant de se retourner et de se diriger vers le rideau. Il s’adressa ensuite de nouveau à la princesse avant de se diriger vers la sortie.

« A tout de suite votre altesse. »

Thrista rejoint Todd et Hannah au niveau de la porte et fit signe au jeune homme de le suivre.

« Ne vous inquiétez pas, tout va bien. Il ne faut pas contredire les ordres de la princesse.

– La tradition veut qu’aucun homme ne voie la princesse avant le début de la cérémonie. Je ne suis pas un homme, je reste au cas où, déclara la jeune femme brune.

– Hannah !, commença Todd, mais Thrista intervint avant qu’il ne puisse contredire sa coéquipière.

– Non, c’est bon. Elle peut rester si elle le souhaite. Après tout il est vrai que la tradition n’impose pas aux femmes se retirer. »

Todd regarda Hannah pendant un cours instant, le regard de cette dernière ne vacilla pas, puis levant les mains en signe de défaite il soupira.

« Bien, alors allons y. »

Ils se dirigèrent donc tous deux de nouveau vers la cours intérieure après avoir refermé les doubles portes derrière eux.

« Je n’y crois pas !, s’exclama le blond une fois qu’ils furent arrivés au niveau de la fontaine. Elle n’en fait qu’à sa tête…  C’est vrai que notre mission est de protéger la princesse mais quand même, elle prend tout trop au sérieux je trouve… »

Thrista sourit à ces mots.

« Ne t’inquiète pas, tant qu’elle ne ralentit pas la bonne marche de l’essayage en organisant une fouille de dernière minute, ce qui lui vaudrait les foudres de la princesse, tout devrait bien se passer.

– Elle en est bien capable malheureusement…, s’esclaffa le blond. »

Ils marchèrent alors dans les allées du petit jardin intérieur, profitant de la fraîcheur de l’ombre que projetaient les arbres et discutant de leurs différents projets pour la suite. Ils aperçurent parfois quelques servants et gardes qui s’affairaient aux préparatifs mais dans l’ensemble cette partie du palais était calme. Tout le personnel devait déjà être à son poste en train de veiller à ce que tout se passe bien bien lendemain. Une autre heure s’était écoulée lorsqu’ils virent enfin la princesse, suivie de près par Hannah, ressortir de l’atelier en soupirant bruyamment.

« Je sature ! Il est vraiment temps que la cérémonie commence ! Plus vite ce sera passé, mieux ce sera…, s’exclama-t la blonde en les rejoignant. »

Thrista ne put s’empêcher de pouffer légèrement de rire, ce qui eut pour effet de lui valoir un autre regard noir de la part de celle-ci.


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EoP – Part 122


Echoes of Power

Part 122


“So you mean to tell me that you spent the week-end exercising and meditating?”, Bryan asked in disbelief.

“Yeah, just as I said. I went running both Saturday and Sunday morning, around the hills to the south near the park.”, Alexandre said with a proud smirk.

“Nah, even after asking you a third time I don’t believe you… I mean, meditating, why not… But you, running and exercising on a resting day? No way!”

Alexandre almost laughed. If only his best friend knew all of it, he would probably freak out. Or perhaps not, considering… But he couldn’t very well tell him any of it, or ask him directly about his… condition, could he? No, that would be crazy. He would seem crazy. What if he had been hallucinating it all? Then he would really seem crazy, even to himself. And if he hadn’t well he’d still surely seem stupid, and that was inconceivable! Plus Damian had told him to keep his mouth shut about their arrangement. He’d had problems telling what was real and what wasn’t recently, which was completely understandable considering the strange ‘powers’ he had discovered, the monsters that had attacked him and the deep wounds that had just vanished under the shower…

“I swear to you my friend. I even got someone to give me a few pointers.”, Alexandre added, explaining his encounter with Damian but leaving out the important details.

No, if he was crazy he didn’t want to know it. Not yet anyways, he was finally living something interesting. Wait… Talking about vanishing wounds… He looked at his best friend’s face and noticed the thin pink line under his eye which was still there. That seemed to be the only trace left of his injuries after his violent practice session of the other day. His face was not bruised at all and his arm was not in a cast anymore. When had it disappeared by the way? Alexandre couldn’t tell, he had been so focused on other things that he hadn’t paid attention… Perhaps he was really a werewolf after all, and perhaps all of this was indeed real… Oh god, I’m going crazy!

“Hmm?”, he asked as he noticed Bryan had gone silent.

“Damn it, you weren’t paying attention again, were you? I was telling you I started training again this week-end. Softly, not to get hurt again, but I’m back in there!”, Bryan said as if reading his best friend’s mind.

“Oh! Nice! I was just thinking about the fact I hadn’t seen your cast the last few days! So, not too rusty I hope?”, he taunted Bryan with a smirk.

They had been sitting on a bench near the library since the morning classes had ended. It had been almost four days since they had been able to spend time together, the week-end had been really full for both of them and then the last few days had seemed to pass in the same way. Somehow their classes had been packed so tightly together and full of content that they hadn’t had a minute to breathe and each of them had things to do during pauses or after school, rendering their talking time almost nonexistent until that afternoon which, strangely, was almost completely void of any class.

Bryan had asked the question that he burned to know the answer to first: what about the date? To which Alexandre had happily provided details for almost a full hour, recounting how the evening had gone well and how he found Chloe amazing, which was very true, she was fun to be around and incredibly cute! Then, after ‘fangirling’ over that as he called it, they had moved on to other subjects, mainly filling the other in on what they had done up until that point. Alexandre noticed the rest of their group of friends heading in their direction and was about reply to their loud greetings when he spotted an unfamiliar redhead in the distance.


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EoP – Part 121


Echoes of Power

Part 121


Back. And forth. One way and then the other, slowly and gracefully. The blade of grass danced in rhythm with the beats of his heart, slowly swaying from left to right and the from right to left. He could see it as clear as day. His eyes were closed, the sounds around him had all faded into the distance and he could barely feel the soft breeze or the warm sunrays on his face. His concentration was solely directed at his inner self, his thoughts and his feelings were focused on a single image: a lone blade of grass. It was a strange sensation that Alexandre had never quite experienced before. He knew he hadn’t moved from his spot on the grass but it felt like he was somehow floating around, he could still feel his whole body but it felt weightless.

In any other circumstance it would have felt completely to him to say this but at that precise moment it was as if he was one with the grass: floating around lightly and without a care in the world. It wasn’t as easy as he had thought to keep focusing his mind on a single object but somehow he managed to drive away any distraction that came his way for a period of time that felt like hours. He couldn’t say how long it had been however, perhaps even just a few minutes, and therefore he did not dare break his focus in fear of being reprimanded by Damian. The teenager suddenly noticed something peculiar however: as the blade of grass kept undulating it seemed to begin to glow slightly. It was almost unnoticeable, a sort of thin halo running along the border of the plant, however Alexandre couldn’t tell if it was the way he imagined the light around it or if it came from the blade of grass itself.

Just as he was beginning to focus on that strange vision, it disappeared. The teenager felt like he was suddenly pulled backwards, he was falling! He gasped and opened his eyes with a start. He had tried to yell but it had come out as a sharp gasp. His heart was beating loudly as he looked around and he felt beads of sweat roll on his face and arms. The sky was still as blue and as clear as before, the wind blew lightly on the hillside. The only thing that was different was the sun which had risen higher in the sky. Alexandre somehow deduced he had remained in his state of meditation (or whatever that had been) for a bit more than two full hours! As he calmed down his heart, his eyes darted all around, looking for the silhouette of the older man but, after a few seconds and having looked everywhere, the teenager realised that his teacher was gone. He must’ve left while I was deep in the meditation exercise.

“Without even a goodbye or anything…”, he groaned as he stood up.

Alexandre started stretching, taking that time to think about what he should be doing. If he left, does that mean it’s over for today or should I wait for him to come back? The young man was pondering the best option, carefully weighing the possible consequences to the next decision he would make, when he felt his phone vibrate in his pocket. ‘Next week, same place, same time.’ That was all the message said, short and to the point. Even the number was hidden, but Alexandre didn’t doubt for a second that it was coming from Damian.

“Well then…”, he sighed after a few minutes of stretching his stiff limbs.

He ran off towards the city at a slow pace, preferring to warm back up a little before picking up the pace.


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EoP – Part 119


Echoes of Power

Part 119


“No.”

Alexandre shivered and corrected his body position for the third time in less than a minute as Damian tried to make him get in an uncomfortable sitting stance. The older man’s voice contained chilling accents and the teenager couldn’t help being affected by them.

“To begin training in the art of Empirium you must first learn the basics and to learn the basics you must first learn how to feel the flow of mana around you. Only when you manage to achieve the minimum requirements I impose on you, will you be able to begin trying to sense the energy circulating all around us. As I said, this training will not be easy.”, Damian said in a flat voice as he circled around the teenager.

The older man was slowly making Alexander correct his posture as he did so.

“Yes master.”, Alexandre replied.

“Quiet. You are not to talk anymore, not until I give you permission to do so again. Listen, learn and apply. That is all I require from you at the moment.”, Damian cut him off almost immediately.

“Now straighten your back, a little bit more… Good. This is the position you will learn to maintain while I teach you this exercise. Is that clear?”, he added as he kept circling his pupil.

“Yes master.”, replied Alexandre after an uncertain silence.

Damian did not speak, simply nodding (which Alexandre managed to guess, even with his eyes closed) and continuing to slowly walk around him. A few minutes passed like this in complete silence. The teenager could feel the warmth of the rays of light hitting his face and the soft wind rustling his hair. He tried his best not to move but he realized this was much harder than he had anticipated, it hadn’t even been ten full minutes (in his estimation) and he already wanted to get up, move his body, stretch his limbs and run around. He had also been able to feel the gaze of the older man fixated on him the whole time despite his lack of words. Finally, as he was feeling his legs getting numb, his teacher spoke.

“Good. Notice how your breathing has become slower and more even, this is proof that you are holding the right position,” Damian said, sounding satisfied, “what I want you to do know is to relax as much as you can, try to empty your mind as much as possible at the same time.”

Alexandre hesitated on whether to react to his master’s words or not, but decided to remain silent and simply do as he said. Moving or talking would mean breaking his position and he was almost sure it wouldn’t be well perceived. He tried relax, though it wasn’t really easy with him natural flexibility (or lack of, to be more accurate), so he quickly focused on emptying his mind. He had already tried a to do a bit of meditation in the past, mostly at the request of his mother and had heard quite a bit about it from her. Sadly he had never managed to completely focus on the task and always ended up distracted. This time was not exception. Each time he tried to focus on nothing in particular, a number of wild thoughts barged to the front of his consciousness. For a few minutes he struggled with it and it must have shown on his face because once more he head his teacher’s voice from his side.

“Stop. I can see you’re not doing this right, you’re going nowhere with this. You mustn’t force yourself to focus on nothing, don’t try to think about a void in your mind, you’ll only drive yourself crazy. That is the worst way to calm down and to clear your thoughts.”, Damian paused and Alexandre heard him walk in a circle around him a few times before continuing. “Exceptionally, and since this is only the beginning, I will give you a chance. Here is a piece of advice, the only one you’ll be receiving from me about this: don’t focus on nothing or on everything, start small. Try focusing on a single thought and work from there. Repetition is the greatest training.”


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Writing Prompt #1


“It was blue, it had always been blue. So why not?”


So, here is something I have never done, at least not from this side of the game. I love participating to story prompts like this, most of the time it’s motivating and brings inspiration, and the rest of the time it’s just interesting to go and read what others have imagined.

For some time now I have been toying with the idea of doing one myself, to see if I could manage to motivate some people to try playing with me and also to see how different our imaginations work. As I just said I don’t have much experience with this kind of exercise, except for those I have participated to so I apologize in advance if anything is unclear or not well-organized, this is my first. I’ll try to do better next time, because indeed, I hope there will be a next time!

After thinking about it for the last few days here is the prompt I have come up with. Imagine the sentence I offer you at the beginning is the beginning of a novel, a poem, a short story or anything that you might want to write. The goal is simple, you have to answer this single question: what comes next?

Your writing is absolutely not limited in any way, it can be in the form you want, go on for the length you want, be about the subjects you want and end or be destined to be continued later.The only restriction I would apply is that it has to contain the prompt as its first sentence, or in its first line(s) if you decide to go for a poem or something of the sort. That’s all, apart from that you are free. You choose, you decide, you write.

If you want me to give it a go and read it (to give you a bit of feedback on my impressions), you can send it to me via comments on this blog or through my social contacts on my Contact page (there’s a form to send me an email at the bottom of the page). Make sure you add a way for me to contact you and I’ll try to give you my thoughts on what you have to offer.

I will also (try to) participate to this prompt and (try to) give you my version of the inspiration I get from this sentence (if and when I have time). I’ll (try to) post it as soon as I can but it will be uploaded at the latest by next weekend, around the 27th or 28th of August so y’all have about one week to get to work and produce a masterpiece!

I really hope you’ll find this motivating and have fun trying it out!

All right, set your watches on me, grab your pens (or keyboards, as you prefer) and get ready… set… imagine!


My text for this prompt : Paint me like one of your french girls

Or another prompt I am offering!

EoP – Part 118


Echoes of Power

Part 118


The older man hadn’t looked away even once since he had begun his explanation. Alexandre could feel his cold blue eyes fixedly studying his reaction as he listened to him.

“What I am going to teach you,” Damian said after another short pause, “is how to sense, refine and use this energy to make it do your biding. It will not be easy, not even one bit. You will have to work extremely hard, harder than you have to this day, and potentially hurt yourself quite gravely to achieve any result. But if you do, in exchange, you will completely push open the doors to a world you can’t imagine yet, and perhaps you will be able to tread more safely along this path…”

“Now,” continued Damian, “I have already explained to you what geigers -the creatures that attacked you- were, I have given you a few indications about what Empirium is and you have seen for yourself some of what it could do. Do you have any question that you wish to ask before we begin? This is the perfect chance because after this morning, you will do everything as I ask. Though I must warn you: ask only questions that are worthy of answering because I am a firm believer that stupid questions exist!”

Alexandre nodded and remained silent for a while, pondering. He racked his brains in search of potential questions for a few seconds, unsure if he had any that wouldn’t seem stupid to his teacher (he couldn’t help feeling slightly weird at the thought of Damian being his ‘magic’ teacher).

“Yes master, I do have one question.”, he finally said.

Damian looked at him but did not reply, simply staring at the teenager as if silently inviting him to ask it if he dared.

“Why would you decide to show me any of this? You don’t know me so why help me back then? Why not… let me die?”

Alexander almost cringed as he spoke, only barely managing to keep a straight face. The question didn’t seem stupid to him, he wanted to know the reason why someone like Damian would decide to help him. There were a few reasons to that, the main one being that the blue-eyed man in front of him didn’t seem like someone who really cared about others. So why save him? Was there something behind this decision? He looked at his newly found teacher as the man seemed to ponder if his interrogation was worthy of an answer.

“Not bad,” Damian finally said, “that is a passable question so I will answer it.”

The man paused for a moment before continuing.

“It was not because I particularly cared nor because I am usually inclined to do this, I saved you simply because I felt it might be entertaining afterwards. The reason I am offering to train you now is mostly the same: I do this to entertain myself, nothing more. That is why, if I am ever discontent with your attitude or investment in what I kindly offer you, I will simply put a stop to it. So, if you want to learn as much as you can, you have better make sure to keep my interest up… Is that clear?”, Damian said in a casual tone, not looking away once as he spoke.

Alexandre swallowed with difficulty as his teacher went silent again. He had somehow been expecting that, that man wasn’t quite… normal, if that was the word. The teenager had a feeling things were not going to be very pleasant from then on…

“Yes master.”, he finally replied with a short nod.

Damian seemed pleased, or something akin to that, if anything. He stood up, towering over the teenager who was sitting on the ground, as walked behind him.

“Very well then, let us begin. Sit straight and close your eyes!”, he exclaimed, his voice clear but cold.


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EoP – Part 117


Echoes of Power

Part 117


“As I am sure you have noticed, there is something different about you, something… unusual, to put it in kind words.” Damian started as Alexandre sat besides him on the grass, “Those creatures that attacked you, they were real. I can assure you that much. You are not dreaming, this is not some hallucination, or delusion of your mind, this is reality. Cold and harsh.”

He paused to look the teenager straight in the eye. Alexandre had to refrain a shiver as he found himself immediately made uncomfortable by the two blue orbs, it felt as if the older man could look directly through him, into the deepest corners of his mind.

“If I hadn’t intervened, you would probably have died. It’s as simple as that.”

Once again he was silent, giving Alexandre time to take it in. If the teenager couldn’t at least come to terms with that then it was useless to waste time on him. At least he seems to be reflecting on that, Damian thought. That seemed a positive sign.

“I- I understand that,” Alexandre replied.

It was true, he did understand the point the older man was making. It had already started dawning on him some time ago and he hadn’t been able to refrain the icy chills since then. What if he hadn’t been there that time? The first time had been pure luck, the teenager still couldn’t say how he had managed to survive it… Plus he had a feeling it wouldn’t be the last time he encountered such strange -and dangerous- things, so he had to be ready, to be able to defend himself. Even if just a little. Damian silently nodded before speaking again.

“What I am going to teach you will not make you invincible, it will not make you strong. You will not learn to bend the laws of our world, at most, and depending on your hard work, you will be able to blur them a little, to curve them slightly. My teachings do not have the goal to make you a superhero or anything close. I will simply be opening your eyes to new possibilities and showing you the potential ways to go. Only you will be able to act upon this new knowledge and explore them. Is that understood?”, he then asked.

“Yes master,” the teenager replied, listening carefully.

“Good,” said Damian before pausing for a short moment as if he was pondering something. “Tell me, what do you know about mana?”, he then asked.

Alexandre furrowed his eyebrows, trying to think about what he knew. He knew that it was something used by video games as a magical energy but that it was based of beliefs and myths about a secret inner energy that could be shaped by one to affect their bodies and the world around them. Apart from the other names it had in different cultures he didn’t know much, though apparently it seemed important for what Damian was about to teach him.

Once again he older man nodded as Alexandre gave voice to his thoughts.

“Yes, you are partly right. Mana, under this name or others, appears in many cultures, mostly in video games nowadays. Why do you think that is? Because there is truth to it, like there is to many of the tales and legends that people tell,” the man in his forties explained. “To an empirist, one who trains in the art of empirium, it is the name of the energy -if you wish to call it that way- that we act upon to bend the laws of this world. It is somewhat akin to fuel that is used to power vehicles. To an empirist it is, to make another analogy, both the paint and the brush that we use to give form to our desires.”


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Ombre & Plumes – 3 – Les jardins de Sha’ana

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D’ombre et de plumes

3

Les jardins de Sha’ana


Alors que la nuit était au plus sombre, sur la table basse en bois le pendentif se mit à émettre une faible lueur argenté. Celle-ci s’intensifia de plus en plus pour finir, au bout de quelques secondes, par éclairer toute la pièce. L’adolescent se retourna dans son lit, le visage légèrement crispé et le front perlé de sueur. Depuis que la lueur était apparue ses rêves s’étaient retrouvés remplis d’innombrables images, de sons et de sensations, s’imposant à son esprit dans un flot continu et venant peupler ses rêves d’ordinaire paisibles. Cette surcharge d’information le prit d’assaut avec force, sans discontinuer pendant de longues minutes et, lorsque ce maelström s’arrêta enfin, elle laissa le jeune homme trempé et haletant. Ce dernier sombra ensuite dans un sommeil profond et sans rêve duquel il ne sortit qu’au petit matin, se réveillant avec un léger mal de tête.
Lorsque Thrista ouvrit les yeux il fut ébloui par les rayons du soleil, déjà haut dans le ciel, qui lui éclairaient le visage. Il mit un certain temps à comprendre où il était avant de reconnaître les gravures familières au plafond, elles représentaient un paysage forestier avec un sentier au milieu menant à ce qui semblait être un lac. Bien qu’il ne soit pas d’habitude très matinal, il lui arrivait de temps en temps de se lever tôt lorsque la journée promettait d’être intéressante. Il était à peine plus de la première septime du secondaire lorsqu’il reprit conscience alors qu’habituellement il ne se levait pas avant le milieu de celui-ci, ce qui le surprit légèrement. Il se redressa sur le lit, cherchant à se remémorer son rêve de la nuit car il lui avait semblé très étrange et important. Mais après plusieurs minutes de réflexion et n’y étant toujours pas parvenu, il se décida à s’habiller. Thrista enfila un haut en tissus blanc, pas trop épais pour ne pas étouffer mais utile en cas de chute de température et un pantalon marron fait de la même matière. Il s’apprêtait à mettre son haut de tunique mais se rendit compte que quelque chose manquait. Il balaya la pièce du regard et aperçut son collier, celui-ci était fait d’un lacet en cuir dont la couleur rouge écarlate avait un peu passé au cours du temps et d’un pendentif en forme de papillon aux ailes ouvertes finement gravé dans du métal argenté. Il le mit et au moment ou le métal froid de la petite sculpture d’insecte toucha sa peau son rêve lui revint d’un coup et le déluge de sensations le fit chanceler. Il se souvenait à présent de ce qui lui semblait si important à son réveil.
Des fleurs, un doux parfum. Des ailes gigantesques aux plumes du blanc le plus pur. Une étendue de terre sèche. Un froid qui se répand lentement à travers son corps.  Des yeux noirs, menaçants et brûlants de rage. Une voix profonde et hors du temps. « Pas encore… L’heure n’est pas encore venue… ». Un cavalier solitaire chevauchant dans la nuit profonde, le ciel menaçant gronde. Un éclair, le cavalier s’effondre. Un mur de flammes avance lentement, ravageant tout sur son passage, brûlant terres, villages et être vivants sans distinction. Qu’est-ce que cela signifiait ? Pourquoi avait-il rêvé de cela maintenant ? Thrista n’en savait rien, il avait appris par expérience que les réponses à ces questions viendraient avec le temps et que, malgré toute la frustration que l’inconnu pouvait apporter, il n’était pas bon de trop y réfléchir. Un rêve était un rêve après tout et était fait pour rester dans le royaume de la nuit. Il se décida donc à laisser cela de côté pour le moment, se promettant de tout de même de méditer sur ce qu’il avait « vu » en temps voulu, et finit de s’habiller pour pouvoir descendre prendre un repas dans la grande salle avant d’aller se promener en ville.
Malgré l’heure encore matinale, la salle commune était déjà occupée par une vingtaine de personnes, hommes, femmes, en groupes ou solitaires, voyageurs ou locaux. Ils venaient tous ici pour goûter au délicieux déjeuner que proposait l’hôtesse. Thrista alla commander une assiette de crêpes de céréales au sirop, plat qu’il affectionnait particulièrement depuis qu’il y avait goûté, auprès de la jeune fille qui s’occupait de l’accueil des clients pendant les heures de repas. Il vint ensuite s’installer à une table proche d’une fenêtre et attendit patiemment que l’on vienne lui servir son plat, réfléchissant à la façon dont-il allait occuper sa journée. Il pensa à passer au dojo du nord pour se défouler un peu puis à aller flâner dans les rues marchandes pour acheter ce dont-il aurait besoin pour la suite de son périple. A son étonnement ce fut la patronne elle-même qui vint lui apporter son plat, ce qu’elle ne faisait presque jamais aux heures de repas habituelles.
« Avec les compliments de la maison,  lui sourit Carmen en prenant place en face de lui.

– Eh bien, que me vaut cet honneur ?, demanda Thrista d’un ton moqueur en entamant sa première crêpe.
– Tsss ! C’est cela, moque toi, petit insolent…, le brima gentiment la femme, je voulais simplement te parler, rien de plus. Ce matin j’ai repensé à notre discussion d’hier et je me suis rappelé de quelque chose qui pourrait t’intéresser, toi qui cherche des compagnons de route. Il y a quelques semaines de cela il y avait justement un jeune homme ici, il m’a dit voyager à travers l’Alliance à la recherche de connaissances à lui. Il avait un étrange lézard avec lui et semblait très intéressé par toute information que l’on pouvait lui donner sur les créatures de la région. Je suppose que lui aussi devait être un mage, peut-être même se prépare-t-il pour le prochain Tournoi ? Enfin bref, je me suis dit que ça t’intéresserait peut-être; il est parti il y a plusieurs jours, vers le nord, en direction de Lagos je crois. Il doit avoir fait du chemin depuis mais qui sait, vous vous croiserez peut-être ! Vicker qu’il s’appelait si ma mémoire est bonne, les cheveux roux bouclés et la langue bien pendue… Enfin ! Souhaite-lui le bonjour de ma part si jamais c’est le cas.
– C’est possible en effet, confirma l’adolescent après avoir écouté la femme, peut-être un invocateur au vu de ce que tu me dis. Je ne suis pas certain que je le croiserai un jour mais qui sait ? Merci quand même du renseignement Carmen. Je suis venu pour le mariage de la princesse donc je ne partirai pas avant la fin de la semaine, au plus tôt. Il est donc peu probable que je le croise, mais si un jour cela arrive, je n’y manquerai pas.
– Bien, tu fais à ta guise. C’est tout ce que je voulais te dire pour le moment, si autre chose me revient je te préviendrai, conclut-elle avant de se lever et d’annoncer que les chambres n’allaient pas se faire toutes seules. »
Thrista la remercia de nouveau et commença à manger, dégustant les délicieuses crêpes au sirop et imaginant quel genre d’adversaires il pourrait bien rencontrer au tournoi. Lorsqu’il eu fini son assiette et qu’il se sentit enfin rassasié il se décida à y aller, faisant mettre ce repas sur sa note avant de partir en direction des quartiers nord de la ville.
Il lui fallut une bonne heure de marche pour atteindre le temple du nord de la ville, il avait prit de nombreux détours par des rues calmes pour éviter un maximum la foule qui était de sortie ce jour là. Cela lui avait également permis de digérer tranquillement le repas du matin. Ce qui était communément appelé temple était en fait un ensemble de bâtiments en bois, de style oriental, disposés en carré autour d’une grande cour habillée par un jardin. Celui-ci était composé de différents arbres et arbustes de toutes sortes, d’espaces de relaxation pour que les visiteurs puissent venir s’y détendre ou y méditer ainsi que d’un pont qui chevauchait une petite rivière artificielle. Tout ceci était fait pour refléter le plus possible le calme et faciliter la paix intérieure, voie que poursuivaient tous les initiés du temple à travers la méditation. Car en plus d’être un centre d’entraînement aux arts martiaux, le dojo était aussi un lieu où l’on rendait hommage à Sha’ana déesse instigatrice des valeurs du temple : Force, Honneur et Esprit. En effet, tous les disciples devaient avoir un niveau élevé dans au moins un art martial, respecter les règles et les codes de vie imposés par la déesse mais aussi se cultiver et renforcer corps et esprit pour ainsi devenir des initiés accomplis. Chacun pouvait venir rejoindre le rang des disciples, sans critère de restriction, mais le dojo était également ouvert à tout étranger désirant simplement passer un moment de calme ou souhaitant se mesurer aux arts martiaux du temple.
Thrista pénétra dans l’enceinte et alla s’asseoir sous un grand arbre près d’une des quatre petites fontaines qui étaient dispersées dans cet espace de verdure. Il posa son sac à côté de lui en se mit en position pour méditer, vidant son esprit de tout ce qui pouvait le tracasser, il laissa ses sens vagabonder à leur gré et se concentra sur son cœur spirituel, le point central des flux de mana chez un individu. Une fois qu’il eut une image claire en tête, il étendit sa concentration à tout son corps puis, petit à petit, à l’environnement qui l’entourait, l’étendant sur une dizaine de mètres de diamètre autour de lui. A l’intérieur de ce rayon il pouvait ressentir tous les détails des changements dans les flux d’énergie. L’exercice qu’il faisait aujourd’hui, il l’avait appris quelque temps auparavant, il lui permettait de se reposer physiquement tout en entraînant son maniement du mana et son endurance à l’utiliser. Il avait encore du mal à rester concentré sur la totalité de ce qui l’entourait très longtemps, il se focalisait très vite sur des petits détails comme les mouvements des feuilles de l’arbre non loin ou les battements d’ailes d’un oiseau qui passait au dessus. Mais il était impossible de nier qu’il avait tout de même fait d’énormes progrès. L’adolescent pouvait rester dans cet état pendant plusieurs heures sans être déconcentré ou se sentir fatigué lorsqu’il émergeait ensuite, ce qui représentait un réel avancement par rapport à ses premiers essais. Il se tint ainsi, immobile et observateur pendant ce qui lui parut ne durer qu’une dizaine de minutes, à étudier en même temps les mouvements organisés d’une colonie de fourmis à ses pieds, les mouvements des feuilles au dessus de sa tête et les battements de son propre cœur. Mais lorsqu’il revint à lui le soleil était presque au tiers de sa course dans le ciel. Un bruit sur sa gauche lui fit tourner la tête, l’un des anciens du temple se tenait debout à côté de lui en l’observant.
« Bienvenue à vous visiteur. Veuillez m’excuser si je vous dérange dans votre méditation mais je ne peux m’empêcher d’admirer une telle concentration de la part d’un jeune homme. Peu de jeunes de votre âge arrivent à rester aussi concentré que vous une heure durant, même parmis les fidèles de notre temple, lui dit le vieil homme en le saluant, un léger sourire aux lèvres.
– Merci, lui répondit Thrista en souriant à son tour, ne vous inquiétez pas, je finissais à l’instant. J’ai peut-être l’air très concentré mais je ne le suis pas autant en vérité, lorsque je commence je n’ai qu’une hâte c’est que cet exercice soit fini pour que je puisse passer à quelque chose de plus physique. »
Le vieil homme se mit à rire de bon cœur à cette remarque.
« Eh bien mon jeune ami, vous faites extrêmement bien semblant alors, ça je vous l’accorde. Mais je dois dire que moi aussi, dans ma jeunesse, je pensais à bien d’autres choses que de méditer pendant des heures chaque jour, annonça-t-il, riant toujours. Vous êtes donc venu dans l’esprit de vous défouler après votre méditation ?
– Oui c’est bien cela, acquiesça le jeune homme. D’ailleurs savez vous si je puis trouver une salle pour m’entraîner ?, demanda-t-il ensuite.
– Bien évidemment mon jeune ami, je suis actuellement l’un des trois Maîtres Anciens de ce temple, quelle honte aurais-je si je ne le connaissais point comme le fond de ma poche ! Reprit-il avec un petit rire. »
Thrista sourit à son tour, ce vieil homme lui plaisait bien, il semblait bien moins austère et conservateur que la plupart des prêtres et grands maîtres des autres temples qu’il avait rencontrés jusqu’à présent.
« Suis moi, je vais te montrer le chemin. »
L’homme le mena alors vers l‘ensemble des bâtiments directement à l’opposée de l’entrée principale, ils passèrent devant plusieurs salles où avaient lieu des entraînements aux arts martiaux de contact pour s’arrêter finalement devant une porte en bois à d’apparence simple. Ils pénétrèrent dans la pièce qui contenait de nombreuses armes de tous genres allant de l’arc à l’épée lourde en passant pas des protections pour tout le corps.
« Je me suis dit que cette salle serait tout à fait appropriée pour ton entraînement. Elle est renforcée grâce quelques sorts et est faite pour résister à des chocs violents, donc n’hésite pas te donner à fond.
– Merci à vous Maître Ancien, c’est vraiment très généreux de votre part, le remercia le jeune homme en commençant à se changer. »
Il en profita pour observer la riche gamme d’armes mises à la disposition des personnes venues utiliser cette salle. Thrista savait la faveur que lui faisait le vieil homme, seuls les fidèles du temple devaient normalement avoir accès à cette salle, pourtant il avait eu l’autorisation d’y pénétrer et même de s’y entraîner. Il n’allait pas laisser passer une telle chance !
« Je t’en prie mon jeune ami, mais ne crois pas que je te laisse utiliser librement cette salle pour ton simple plaisir, lui annonça le prêtre, le faisant relever la tête. J’ai senti une présence spirituelle intéressante provenant de toi tout à l’heure et je voudrais te voir à l’œuvre. Cela fait un moment que quelqu’un ne m’a pas rendu curieux à ce point. J’ai beau me faire vieux je suis toujours fasciné par l’empirisme et les combats, expliqua-t-il ensuite avec un petit sourire en se rapprochant. M’accorderais tu le plaisir de voir de quoi tu es capable ? »
Le vieil homme affichait un sourire bienveillant, de plus devant tant de générosité l’adolescent ne pouvait se permettre de refuser.
« Bien sur, c’est la moindre des choses que je puisse faire pour vous remercier de votre accueil, répondit Thrista sans hésiter. »
Il vit alors une flamme dans les yeux du vieil homme, comme si sa réponse venait de raviver quelque chose d’enfoui en lui depuis longtemps. Il ne décela cependant pas le soupçon de malice qui venait ajouter du pétillant à ce regard remplis de sagesse. Au grand étonnement du jeune homme, le plus âgé ôta le drap qui cintrait son corps pour se retrouver dans une tenue identique à celle des jeunes qui suivaient l’entraînement aux arts martiaux et vint se placer au centre de la pièce dans une posture d’attente. Thrista fit de même après une courte hésitation et vint se placer en face de lui.
« J’ai bien peur de ne m’être pas présenté jusqu’à présent, je te prie de m’en excuser. Mon nom est Zani, je suis l’un des trois Maitre Anciens de ce temple et suis également réputé comme le meilleur combattant de ma génération parmis les disciples de Sha’ana. Que dirais-tu d’un petit duel pour s’échauffer mon ami ? »
Tout en disant cela le vieil homme se pencha en avant pour saluer son adversaire potentiel et se mit en garde, une main dans le dos l’autre en avant paré à toute éventualité. Ce dernier semblait avoir instantanément perdu plusieurs dizaines d’années. L’adolescent mit quelques secondes à revenir de sa surprise, mais finit par saluer également son adversaire avec une courte révérence, avant de se mettre en position de combat. Il se mit en garde, les poings brandis devant lui, prêt à réagir à la moindre attaque.
« Mon nom est Thrista, je suis un apprenti empiriste, je n’ai pas non plus une grande expérience dans les arts martiaux, mais je suis ravi d’accepter votre défi Maître Zani, s’exclama-t-il avec un sourire.
– Bien, acquiesça le vieux prêtre, alors es-tu prêt ? Je suis peut-être vieux, mais je ne suis pas impotent, bien au contraire. Sois attentif mon garçon, qui sait, peut-être pourras-tu même apprendre quelque chose ?, ajouta-t-il le sourire aux lèvres, en commençant à tourner autour de Thrista. »
Le jeune homme fit de même, lui aussi un sourire au visage.
« Juste un conseil, commença Zani, le pétillement dans ses yeux s’intensifiant visiblement, ne me sous estime pas ! »
Il bondit vers Thrista avec une vitesse surprenante pour un homme de son âge et le frappa au ventre sans que celui-ci n’ait eu le temps de réagir.
« Tu pourrais le regretter… »


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Récits d’Ore

Stanley – 33


 STANLEY

Season 2

Part 33

Rated M for mature content.

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“Uh oh…”, she said.

Michel looked up at her, his eyebrows frowned. he appeared not to have noticed anything.

“Trouble…”, she simply added, discreetly pointing to the three men.

As hard as she may have been thinking he would, the bearded man did not turn his head immediately, instead he stared at the window, looking at the reflection of the restaurant to see what she meant. Wow, he’s not as thick as I imagined, she thought. Well, not up there at least, she added with a smirk which, unfortunately, quickly disappeared as she remembered what was going on. The three strangers had entered the restaurant like cowboys entering a saloon, completely confident and proud of themselves, and they had reasons to be so! They were tall, buffed and all seemed extremely intimidating with their black suits, their black glasses and their neatly combed short hair. A normal person would have done everything they could to avoid even having eye contact with them, one could feel the strength of their gaze even through the tinted glass. They took a look around, slowly scanning the perimeter, as if they were looking for something. Or someone.

Stephanie had almost hoped that they weren’t there for Michel and her. Perhaps they are just coming here for a simple meal, she thought as she took a sip of her soda, still discreetly looking at them. Unfortunately she was wrong, they were there for the two of them, for as soon as they took a look at the whole room, making sure the way was clear, they approached their table without even a hint of hesitation. Damn it…, cursed the young woman. How did they know we were here so fast? How did they even know it was us? We made sure to cover our faces when we escaped and the cops following us weren’t able to see us clearly, I’m sure of it. Plus we were careful not to leave any DNA on the scene. So how?! She couldn’t explain this. Somehow the government -because these guys were clearly not cops or private goons, they belonged to the government, probably a well hidden branch too- had already heard of them and was tracking them.

“Do you think we should try to run?”, Michel asked quietly.

Stephanie shook her head.

“No,” she replied as discreetly, “we still aren’t sure they are here for us, plus I’m sure they’re armed. Let’s wait a bit more. But be ready to act when I give you the signal…”

“Le signal? Quel signal?”, Michel asked, confused.

The young woman did not reply, moving slightly to get in a more comfortable sitting position as the government agents closed in on them. She was racking her brain to try to find an explanation to their presence so soon and a plan to get out of there if things went awry. Was it possible they were from… No, she thought, impossible. Or is it? She couldn’t say. She had heard things, rumors, about a special branch of the government, a very very very VERY secret agency that took care of… special cases. Cases involving events that weren’t really explainable with normal logic, mysterious disappearances, etc. But these were all heresays, and bad hearsays at that, nothing more. She had no assurance that it was linked to them. They couldn’t… they couldn’t have known about her, could they? No, it had been so long… She had the urge to get up and run away immediately, she didn’t want to see if what she had heard was true, but she couldn’t. If she did they’d surely catch her. She had to wait and take them by surprise if she wanted to make it out… But how?, she thought as the three men stopped besides her and Michel’s table. She didn’t know yet, she’d have to improvise… In the meantime she turned her head towards them and smiled.

“Hello! Is something wrong?”, she asked as innocently as possible.

To be continued…