Sombre prédateur

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Le calme plane au dessus de ma tête

Attendant, cette cruelle et affamée bête

Soudain, avec une grande lenteur,

Voila ses crocs s’enfonçant dans ma chair, douleur !

Proie tentant faiblement de se débattre

Je compte chaque seconde : une, deux, trois, quatre,

Et ma vision s’efface dans le noir

De l’ennui insidieux dont ma vie est miroir.

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Lyrics

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You had it all: power, money, fame, oh… and love,

You were perfect, so pure and of us all, above

But when night came and it was time to go to bed

Your body froze, your heart came to a stop and fled.

What was it you could not bear? What dark memories,

So twisted they came haunting your night reveries?

Your soul was strong, always firmly stuck to the ground,

When did you lose yourself in this flurry of sound…?

Oh why did I not see? Did I not read the sign?

You had it all: power and love, both theirs and mine.

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King – Lauren Aquilina

L’évadation

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L’horizon à mes pieds

Ne m’entoure ni me sied,

Ma soif de liberté

Ne peut être sustentée,

À qui la voit grandir

Et, par la force, brandir

Mes espoirs et mes peurs,

Par là chassant ma torpeur,

Ne me retenez point,

Que mon esprit vole loin !

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À toi.

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J’ai toutes les merveilles du monde à mes pieds

Et sa magnificence s’étend sous mes yeux,

En cette froide nuit je me permet d’épier

L’univers qui m’entoure et tous ses oublieux.

Vagabondant les rues sous le vent froid du soir

A la mélodie d’une exaltante chanson

Je me laisse noyer dans ces couleurs et sons,

Pourtant en ce tableau rien ne semble me seoir,

Vivant et enchanteur, dont on peut célébrer

L’incroyable beauté; rien ne me fait vibrer.

Non pas que j’en sois las ou même qu’il m’écœure

Mais, plutôt que de l’admirer, je pense à toi,

– Éclipsant toute étoile qui là-haut chatoie –

Car c’est ta silhouette qui a pris mon cœur.

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Scribere

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Écrire c’est souffler la vie

À une créature étrange

Magnifique et pure, tel un ange,

Et puis la contempler ravi.

Créateur, forgeur des éthers,

Dieu parmi hommes et mortels,

Qui, de son orgueil délétère,

Tous les esprits martèle.

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Vous connaissez la chanson…

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Emmenez moi au pays des merveilles,

Emmenez moi tout au bout de la terre,

Emmenez moi là où tout émerveille,

Emmenez moi tout là haut dans l’éther,

Emmenez moi la où la mer est vieille,

Emmenez moi là-bas où l’on espère,

Emmenez moi par là où l’amour veille,

Emmenez moi là où l’homme se perd.

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Emmenez moi là… où tous nos ancêtres, de géants guerriers celtes, après de grandes batailles se sont imposés en maîtres !

En attendant l’aurore

*

À lueur du matin,

Alors que fond la nuit,

S’actionnent les pantins

De mon profond ennui,

Ces ombres éphémères

Qui me guettent et qui rôdent,

Menaçantes chimères

Qui, mon sommeil, taraudent.

Ne laisserez vous point

Ma vieille âme éprouver,

La condamnez vous donc

À cet étroit recoin ?

À ne jamais trouver

Bonheur parmi quiconque ?

*

Nevers

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Connaissez-vous, messire,

La botte de Nevers ?

« Que nenni », puis-je ouïr ?!

Triste enfant de l’hiver…

Je puis céans prédire

A vous, duelliste vert,

Un funeste avenir.

Gardez l’esprit ouvert

Et prêt à réagir,

Car si vos yeux de vair

Venaient à se couvrir,

Plus qu’échange sévère,

Le risque est de mourir.

Sa force par-devers

Saurez-vous donc saisir?

Qu’on tente de m’occire

Et je prends à revers;

Jamais ne cède au pire,

Contre tous et envers !

Avez-vous donc messire,

Mon secret découvert ?

Déjà j’ai pu enfouir

Ma lame en vos travers.

Je vous sens vous roidir

Passer du bleu au vert

Et vous entends maudire

Moi et cet univers,

Mais vous devez périr

Parmi ces primevères,

Comme qui ose rire

Au nez du Duc Nevers.

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Meh. Je me sentais inspiré.