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Here I stand
In the rain as under sun
At last.
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Here I stand
In the rain as under sun
At last.
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Stay awake,
Take a breath,
Keep moving,
Step by step,
If you stop then all is lost,
Or if you stare at the cost
Then forget whatfor you wish
And watch precious dreams vanish,
If you just wait for the day
That success shall come to you
Then do be ready to pay
For all what you did too few,
Let your heart
Rest a while,
Close your eyes,
Sleep tonight,
What you may not do today
You can achieve tomorrow,
If you seem to lose your way
Look afar for the lighthouse
And remember: the sorrow
Stops not even the small mouse,
Wait for light
And sunrise,
Fake a smile,
Play your part,
But follow words of the wise :
Do as if until you can,
And before long the disguise
Will have yielded to the man,
Do it well enough for some
If in doubt or simply lost,
The next step shall always come
And the cold heart will defrost,
In evening
As in morn
You are you,
You are strong.
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Hmmm, somehow it will, have faith in your trust.
Cheesy but eh…
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Pourquoi sors-je la nuit, au froid et à la lune,
Dans le vent muet du nord, et sous ses mains mouillées?
Il est vrai, je la fuis, tout droit jusqu’à la dune,
Mais ai-je peur du noir ou bien d’être fouillé?
Quand, dehors, la tempête bat son plein et éclate,
Moi, logeant en ces lieux, assis au coin du feu,
J’admire et je tapote sur cette vitre plate
Car j’aimerais bien mieux jouer à ce petit jeu
Que l’on appelle amour. Pourtant je reste coi.
Quoi donc? demandez-vous. Couare, réponds-je.
Car dès lors qu’alors dort l’or du fou qui adore,
C’est avec fort humour, au contraire d’humeur,
Que les perles d’aqua tiquent au rythme toque,
Et tac! je me défais et comble les fissures;
J’aime battre les flots mais le rivage est sûr.
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Tout est parti de la citation suivante : “Le rivage est sûr, mais j’aime me battre contre les flots.”
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The strangest pain of all
Is when you realize
That the end’s not the fall
But the smiles and the lies;
The oldest, deepest pain
Is the one of the heart,
The one that leaves a stain
Nevermore to depart;
The grandest pain there is
Is the soft, little prick
That Time, and all that’s His,
Sow with each tick and trick;
But the one that I fear
Is the pain of the start,
The one that grows so near
Yet, in which I’ve no part…
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The one I shall not feel.
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Roger, roger, sweet Caroline
I got your message loud and clear
You now have my heart on a line
I trust you to hold it steady
The wind carries us through the air
Far above the clouds with no fear
And I can do nothing but stare
While thinking I may be ready.
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Wherever you go I follow for you are my wind and I your sail.
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A cold and silent winter rain
Falls under these strangely cloudless skies,
Who could divine the godly intent
Concealed behind this Rubicon of tears?
Perhaps then, in the end, shall
Come words for which I yearn…
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Qu’on cille, dont fils…
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(Ou presque…)
Inconfortable. De cette expression nonchalante – certains diraient presque noble -, et pourtant nullement à l’aise, il restera toujours une trace sur chaque photo future où j’apparaîtrai au fil des années. Je n’abhorre point cette tradition mais je suis loin de me sentir modèle et ne sais comment me tenir, alors j’attends.
Des cendres de mon style ravageur (chemise, salopette, et mocassins) immolé par l’indifférence sur l’autel de l’adolescence, ne renaîtra un semblant de classe que vers la fin de la deuxième décennie de mon ère. Et cela, principalement sous l’impulsion “classique” d’une petite amie. Cette nouvelle vague perdurera jusqu’à nos jours, à défaut de continuité sentimentale.
Le visage s’allongera, les joues se creuseront un peu et les cheveux s’assombriront, finissant même par s’effacer presque entièrement. Mais les cernes – poches de temps perdu sous les fenêtres de l’âme – sont dès lors, d’ores et déjà mes blessures de guerre à moi. Ni un regret, ni une honte, elles portent l’étendard de mon identité autant que je les porte, elles.
A l’instar du couple que sont ce jardin, flou en arrière plan, et ce banc, quelque peu grossier mais droit, et dont le premier va grandir, fleurir et se métamorphoser avec les âges passant, tandis que le second les traversera avec pour seule marque de changement cette couche de mousse qui s’y déposent, je grandis, je change, et je me transforme, mais je reste aussi pareil à cet enfant : légèrement perdu malgré son apparence peu commode, et pourtant content d’être là.
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Texte ébauché en atelier d’écriture et retravaillé par la suite.
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The weather is indeed nice
But this soft gale does entice
In me one of my darker vice:
A heart dancing on thin ice.
I twirl and spin, I flash a smile,
I run, I jump, all in style,
Fearing the fall all the while,
And yet going the extra mile
Just to watch the raven’s flight
In the deepest, starry night,
Always from a distant sight
For I remain the one-who-might…
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My body is water.
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Tout ce qui est perdu
Peut-être retrouvé.
Ce que temps a mordu
Doit bien être éprouvé,
Qu’importe qu’il efface
Jusqu’à l’ultime trace,
La douleur dans l’attente
Est toujours la plus vive,
Même depuis la rive
De verdure éclatante;
Et à défaut de verve
(Pour peu que cela serve)
Le vieux passeur écoute
– Sa patience infinie –
Toutes vos peurs, vos doutes,
La triste symphonie
Qui un beau jour submerge
L’enfant jouant sur la berge,
Sans jamais dire mot,
Sans chaleur ni froidure,
Comme un frère jumeau
Qui lui aussi endure.
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C’est la valse de rêves
Jamais réalisés
Qui apporte une trêve
Au vieux coeur enlisé.
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Juliet, oh Juliet,
Do you not hear me avidly singing this ballad?
Juliet, o Juliet,
Do you not see me dancing this foolish step?
Juliet, dear Juliet,
Do you not feel the soft touch of my love on your soul?
Juliet, my Juliet,
Can you not, too, smell our burning passion’s sweet fragrance?
Juliet, say, Juliet,
Will you not allow us to taste the fruit of our efforts?
Juliet, why Juliet…?
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Tried to create a possible double-edged poem with this one; one candid reading, and another more… creepy. Not entirely satisfied with the result though…