C

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Inside a cold, frightening room

In the deeps of an old castle

This body lies on a table,

Having surrendered to its doom;

Above, in the wuthering heights

Where phantasms and howling ghosts,

Ghouls and phantoms in wretched hosts,

Dance this night to a hundred frights,

Storm and thunder befog the air

As maddened laughter fills the lair,

In days of yore rain kept apart

The loving mind and his workshop,

Soon now the steps will near and stop

And folly will kickstart my heart.

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A poem based on the prompt “Kickstart my heart“.

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Aimless

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Beware the silent calmness of the sand

Over the dead sea loom fire and ice

Under the myriad of gems slithers life

That which the eye cannot see is nowhere

Immaculate yet perverse west winds blow

Quoth the stars to the lost traveller

Undo what has been done free this lost heart

End suffering to embrace the renew

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The prompt was “boutique”. Totally random. This is what I came up with. My mind works in strange ways sometimes.

The Classical Age

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In a maze of twist and turn

Echo the cries of a beast;

Although a human heart beats,

In these dull, wicked eyes burn

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The flames consuming its wings,

Blood thread trails limply behind

Swaying to the sirens’ songs,

Waiting on a virgin mind

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To wish away all the wrongs,

But the labyrinth’s wall

Is strong and cold, dark and tall,

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‘Tis made of a thousand strings

Played by the gods at a cost:

An eternal tempest-tossed.

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Il y a d’une ode ici.

Rabbit in a Snowstorm

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I sit there and wait to be inspired,

Reflecting on things I once aspired

To, things of my childhood, of years past,

And of things yet to come, at long last.

Upon the walls of white of my cell

I see great sceneries and portraits,

Fevered visions of those I shall fell

And secret glimpses to my dark traits.

I can feel her there, right by my side,

The spicy perfume floats in the room,

I can feel her stare over me loom

Recalling the time when I last cried;

Knowing not why now I remember,

I let this whirlwind fan my ember.

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He dares the evil deeds.

Quand je serai un enfant

 

Quand je serai un enfant

Je te dédierai maman

Une chanson toute entière,

Un’ chanson dont tu s’ras fière !

Y’aura des parol’s tout plein

Avec de belles images,

Des histoir’s de chevaliers,

Des princesses dans des cages,

Et des dragons à tuer !

Quand je serai un gamin

Je te donnerai ma main

Et on ira s’ballader

Le longs des vers et des rimes,

Je te f’rais escalader

Les monts et leurs plus haut’s cîmes,

Au rythme de longues strophes,

Au fil dodécasyllabes

De vain pieds en apostrophes,

Tu verras, cet astrolabe

Je l’ai construit de mes mots

Au long des années passant

A forc’ de lir’ Maupassant,

N’as-tu pas eu le mémo ?

Je suis dev’nu z’un poète !

Quand je serai un bambin

Et qu’tu me donn’ras un bain

Je te soufflerai les bulles

Que j’ai soufflé jusqu’alors,

T’as compris ? Parc’que je bulle,

Mêm’ pas en Technicolor

Just’ en noir et blanc passé

Parc’que j’aime pas travailler –

Oh ! Je préfère révailler –

Mais qu’j’ai peur de me casser.

Quand je s’rai à nouveau mioche

Je te dédierai chèr’ mère,

Par ma pelle et par ma pioche,

Un cadeau goût doux-amer

Qu’j’aurai cuisiné moi-même

Dans un plat tout préparé,

Et tu diras que tu aimes

Mais faudra pas comparer

Parc’que moi, mon truc, maman,

C’est l’émo et c’est l’émoi,

C’est les mois et c’est les maux,

Je ne suis que l’humble amant

De mon âme et de mon cœur,

Mon esprit est vagabond

Et moi j’suis un bon gars, va !

Mais je suis pas bon à rien,

Ni non plus mauvais en tout,

Je sais juste faire des rimes

Pour le ‘kick’ et pour la frime,

Ouais, parc’qu’aussi j’parle anglais

Et mêm’ si j’suis un peu laid

J’ai un sourire qui s’partage

Sauf qu’il s’effrite avec l’âge;

Alors, maman, quand j’srai p’tit

J’te jur’ je f’rai un effort,

Je s’rai p’tet ni grand ni fort

Mais j’aurai de l’appétit !

Je mang’rai tes bons p’tits plats

Et je s’rai plus souvent là,

Je f’rai parfois la vaisselle

Et j’me lav’rai les aisselles,

Mais surtout ma p’tite maman

Je t’écrirai un’ chanson

Avec plein d’parol’s et d’lignes

Et d’images, de métaphores…

J’dessinerai le firmament

Sur une feuille Canson

Et tu t’tiendras belle et digne

Et brillant tell’ment si fort !

Alors maman laiss’ moi faire,

J’ai p’tet’ pas d’destination

Mais ça j’en fais mon affaire

A grands coups d’obstination,

J’finirai par y’arriver !

Alors garde les yeux rivés

Et les oreill’s grand’ ouvertes,

Tout le mond’ sonn’ra l’alarme,

Tout’s tes copin’s seront vertes

Et toi tu vers’ras une larme

Et j’te jur’ tu seras fière !

Et j’te jur’ tu seras fière…

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Inspiré je ne sais trop pourquoi par l’écoute de “Étudiant, poil aux dents !” de Renaud.

Je dédie ce poème à ma maman.

Détour

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Qu’est long le détour de ces quelques lignes

Tracées par mon doigt à l’ancre de sens,

Sanglantes tâches de vin, cœur décent;

Qu’est douloureux l’acte de rester digne

Alors même que le monde s’effondre

Autour de réalités alternées,

Autant de douces icônes mal ternies

Tel neige chaude refusant de fondre;

Nombreux les esprits voyant le tryptique

De ces sons, des sens et de l’intention

Comme une si mystérieuse invention

Que les sourds messages en restent cryptiques;

Au delà de l’obscure sémantique

Pourtant, la transparence de mes maux

Fait écho l’apparence de mes mots,

Car, vraiment, je ne suis qu’un romantique

Qui dore ses fines lettres de plomb,

Fuyant la transparence de son âme

Dont jadis Damoclès perçut la lame,

Par peur, par faiblesse et manque d’aplomb.

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La poétique des mots est mon seul courage,

Mon épée, mon bouclier, ainsi que ma rage.

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Idée fixe

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Du bout des doigts je la caresse

Mais je ne sais me décider,

Je ne sais si c’est par paresse,

Si mon courage est oxydé,

Ou si je crains ma maladresse…

Je me sens bien trop évidé,

Affaibli par la sécheresse

De mon cœur et de ses idées;

Peut-être faut-il que je laisse

L’énigme non-élucidée?

Que je cède à cette faiblesse

En acceptant l’âme ridée,

Elle dont la grande détresse

Vient aigrement consolider

La haute et sombre forteresse

De ma verve dilapidée?

Ou encor que tout cela cesse

Et que je me laisse guider

Par le doux encens de grand messe

Qu’émane de cette orchidée…

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Compter fleurette.

Quête

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J’erre et je cherche, sans but autre que mon but : trouver.

Je ne sais où il se cache, je ne sais ou le chercher,

Tout les éclis virevoltent sous la hache

Qui prépare l’immense bûcher.

Mon cœur sait où elle se cache

Mais à jamais je ne peux qu’en rêver.

Il faut continuer à avancer, à tourner en rond,

Il faut continuer à chanter, à sourire et à rire sous

Le masque de mes pensées, de mes envies, de mes espoirs,

Je ne sais que vous dire,

Je ne sais que penser,

Pour moi le mystérieux élixir

Ne sert qu’à faire danser

Les imbéciles et les sots, les oublieux et les fous,

Et pourtant je m’élance et pirouette dans le vent

Mon esprit aussi fébrile que volatile

Alors que mon cœur va de battement en battement

Éclipsant même le plus sourd de ses grondements

A la recherche de cet El Dorado, cet Atlantis

Qu’un royaume d’araignées et de Maures tisse

M’emprisonnant.

Je n’ai jamais été aussi libre, aussi vivant,

Alors pourquoi sens-je ces chaînes à mes pieds ?

Que ne voudrais-je aller de l’avant,

M’offrirait-on une aventure qui me sied ?

Je ne demande ni ne supplie,

Marchant sous le Soleil et les étoiles,

Seul mais pas solitaire, toujours vers l’horizon,

La Terre comme mère et de paire avec la Lune,

Et lorsque je me perds je recherche la mer

Du haut de la plus haute dune

Elle seule fait taire de son goût sel amer

Le souffle de mon âme qui mugît de douleur

Sous les coups de la lame aux mille-et-une couleurs.

Cette quête éternelle s’achèvera un jour

Lorsque les doux pétales

Du rosier blanc de neige

Toucheront le sol et quitteront l’air…

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Assignement: Ars Poetica