Arriverai-je un jour ?

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Caravane

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Arriverai-je un jour au caravansérail

Où se retrouvent ceux qui leurs cartes choisissent ?

Ou suis-je condamné à voir mes funérailles

Brûler du feu céleste en la belle oasis ?

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C’est dans cette jungle luxuriante d’à boire

Que passent tous ceux-là qui s’abreuvent d’en vie

Mais c’est ici aussi que se vend l’éteignoir

Pour tant de fidèles profanant le parvis

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D’une cathédrale de végétales larmes

Qui de façon sublime allie douleurs et charmes

Des grands Sable et Soleil, les maîtres de ces lieux.

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Je suis de l’éclectique et vieille caravane

Traversant le désert où belles fleurs se fanent

Au rythme palpitant des flots de vin bilieux.

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Raphaël et la pomme.

Mésutopies

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Le manoir de l’intrigant

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Aux anges improvisés rêvant à la gloire

Je dis sans prétention qu’à toujours trop vouloir

Eux qui volent si haut risquent aussi de choir

Car dans ce joli monde au delà du miroir

Il existe une lente ronde triste et noire

Que dansent les immondes ombres de l’espoir

Sans fin et sans repos autour du grand manoir

Où liquide rubis, élixir défouloir,

Se mêle à l’envie et coule à flot du ciboire,

Les éternels fleuves, éphémères mémoires,

Jaillissent du poison et l’on ne peut y boire,

Sous l’œil plein de questions – en somme inquisitoire –

De l’aigle de raison au bec de pur ivoire

L’homme comme les autres cherche un exutoire

En des chants déchaînés à voie expiatoire,

L’air y est si brûlant que l’on ne peut y voir

Et des cris déchirants venant des abattoirs

Couvrent de leur bruyant les uniques dortoirs,

Berceuse apaisante pour épris d’illusoire,

Il est de ces chimères aux dents blanc rasoir

Que, malgré tous les dieux et paroles des Moires,

Dévots ou sceptiques se refusent à croire

Préférant se cacher de leurs peurs dérisoires

Dans une infinité de portes et couloirs;

Alors quand toi, lecteur, arrivera ton soir,

Quand tu me rejoindras au bout de ce couloir,

Quand je t’accueillerai dans mon humble boudoir

Un grand sourire aux lèvres et l’œil plein d’espoir

Me laisseras-tu t’offrir quelque philtre à boire

Et me conteras-tu ta belle et triste histoire ?

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Le saviez-tu ? Une écumoire (nom féminin) est un ustensile, le plus souvent de cuisine, servant à enlever l’écume, les impuretés. Je voulais en faire l’une de mes dernières rimes mais je n’ai trouvé d’endroit où la placer…

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Originellement

[Les éphémères fleuves, éternels de mémoire,]

et

[Apaisante berceuse pour épris d’illusoire,]

formes modifiées pour des raisons de forme mais appréciées dans le style.

Amitié/inimitié

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Il faut se départir

De son inimitié

Et apprendre à partir

Contraire à qu’imitiez

Afin de répartir

Amour et amitié

Et enfin rebâtir,

Nous, les grands héritiers,

Car de tous les martyrs

Qui méritent pitié

Sont-ce eux qui combattirent

Les premiers à châtier ?

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Amour et paix. Ah mais ! Et pour !

Aurore

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Il y a au petit matin

Dans le vent frais et la rosée

Quelque chose de bien hautain

Comme parole trop osée

Que l’on formule sans savoir,

Que l’on exprime sans vouloir,

Dans laquelle on n’ose se voir

Qu’une fois seul dans le couloir

Silencieux de notre esprit,

Nul ne sait de quoi notre coeur

Semble à ce moment s’être épris

Ni d’où vient ce rictus moqueur,

Ce n’est qu’alors que le soleil

Colore le ciel de puissance

Et lui rend les larmes de nuit

De sa douce fille la Terre,

Que le spectacle sans pareil

À chacune de nos naissances

Brise enfin les murs de l’ennui

Et dévoile ses vieux mystères.

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Je tue, il hèle, nous vouons mille zèles.

Quand on s’aime

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Viens, inconnu, et entend :

J’avais écrit un poème

Sur un voyageur d’antan

Un enfant de la bohème,

L’un de ces grands seigneurs du temps

Qui le cueillent comme on le sème,

Êtres que le Moment attend

Et qui avec tout Homme s’aime,

Un de ceux que monde sous-tend

Du premier au dernier quantième,

Je n’ai su dire de Satan

Ou d’Elohim, un vrai dilemme,

Il marqua mon esprit cent ans,

Un inlassable requiem

Au rythme de mon coeur battant,

Que le doute et l’envie parsèment.

Qu’est hui bien loin le printemps

Où, tel de vivantes gemmes

Voletant au fil du vent,

Je brodais ces jolis lemmes…

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Je voudrais dormir…

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J’ai envie de dormir

Mais quelque chose m’empêche.

Quelle est qui fait souffrir ?

Serait-ce cette flammèche

Qui, tout mon coeur, assèche,

Le faisant ainsi pourrir ?

Quelle paire d’yeux revêche

Me regarde sans sourire

Et sans remords me prêche,

Afin que je ne pèche,

“Oh, rien ne sert de courir

A point faut-il partir.” ?

Mais de pitance rèche

Je ne veux me nourir,

Ma volonté s’ébrèche,

Est-il temps de mourir ?

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Poème de la veille que j’ai eu la flemme d’écrire/de terminer parce que fatigue. Voici.

Je te suis tu me fuis

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Je te suis, tu me fuis,

Je te fuis, tu me suis,

J’essuie les traces de suie

J’effleure traces de pluie

Qui coulent sur nos joues

Et j’en oublie les larmes

Qui roucoulent avec charme

Chez chacun même les fous,

Je pleure face à qui je suis,

Et sous cette douce nuit

Qui -nuage au mille feux- luie

Tu es celle et moi celui,

On rigole et puis on joue

Sous ces belles robes parmes

Dont le soir se pare et s’arme

Tant que le monde est à nous.

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Lolita

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Le rire est une cure

De vie et de bonheur,

Duquel même Epicure

Crierait “à la bonne heure !”,

Cet impérieux festin

Ne peut être renié,

Toujours il nous appelle,

Tel est notre destin !

Apprends-nous à manier

Les pioches et la pelle

Afin de déterrer

Ces secrets éthérés.

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La suite des prénoms, acte quartième.

Abordage

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Tu crois qu’les mecs comme toi, bim bam ! je les abats

Alors que justement c’est bien ça que j’abhore

Je cass’ toutes les règles et les cod’ j’les abîme

Et devant ma puissance l’humanité s’abaisse

On me train’ dans la boue on m’rejette on m’abjure

On m’trait’ de tous les noms, d’ultime aberration

Si ma vie n’sert à rien fait-z-en donc l’ablation !

Je ne souhait’ ni pardon, excuses, absolution,

Oui, je suis l’homme à battre, à tout faire pour abattre,

J’te conseil d’te protéger, d’te mettre à l’abri

Car j’me laisserai pas faire, non, j’ai cette volonté,

J’suis très loin du cim’tière et j’compte bien le rester

Si la violenc’, la guerr’, c’est pas ta tasse de thé

Alors laisse tomber frèr’ sinon j’vais te mater.

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Un p’tit rap pour le fun (plus que pour la forme).