L’indolent

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Je suis celui qui vit sans jamais vraiment vivre

Celui qui fait la fête mais n’est jamais ivre

Celui qui voit le monde avec un cœur d’enfant

Mais un esprit d’adulte en le philosophant,

Je vis la vie et je la chante et je la danse,

Je mesure mon sort, je mesure ma chance,

S’il est bonnes ou mauvaises situations

Je vogue entre les vagues sans grand prétention,

Et parfois l’on me félicite de mon flegme

De ma vision des choses, mes mille apophtegmes,

De mon calme impérial, ma patience infinie,

Mais je ne suis qu’humain et ma science finie,

Je ne sais d’où je viens, je ne sais ou je vais,

Je ne vois que trop bien tous mes côtés mauvais,

Oui, ceux-là diront flegme ou bien calme étonnant,

Et les autres que je cache en me retenant

Or je ne mâche mot car je suis insolent,

Je dirai donc ‘flemme’, que je suis l’indolent.

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Mouais.

L’âme haut

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Parfois

Un mot vaut mille lames

Une lame mille maux;

À tous ceux-là qui clament

Bêtement, fort et haut,

Que les bâtons et pierres

Peuvent briser des os

Mais que de simples mots

N’atteignent pas les fiers,

Je reponds “Venez voir

Dans les replis cachés

De mon âme épanchée,

Où reignent la nuit noire,

Les obscures chimères

Qui dansent sur les flots,

Et espoirs éphémères

Brisés par ces grelots…”

Il est donc nécessaire

Que mon esprit, mon coeur,

Face à cette souffrance

Qu’érige ton absence,

Choisissent de concert

Silences et pudeur.

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À Saavakineh

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Oh si tu savais mon frère

Tout le mal que ça me fait,

Oui si tu savais mon frère

Tout le banal que je sais,

Oh, si tu savais défaire

Ce noeud qui grandit en moi,

Mais il n’est pas fait de fer

Ce nouveau cheval de Troie,

Et si tu les voyais faire

Ces mains qui brisent ma foi

Non, tu ne pourrais te taire

Et laisser devenir roi

Le chagrin usant mes chaires,

Désespoir, mon noir émoi;

Mon âme dans les éthers,

Ma peau aux vives moirures,

Vois la fable délétère

Se parrant de cent dorures.

Oh si tu savais mon frère,

Si tu pouvais tout apprendre,

Oui si tu savais mon frère

Pourrais-tu donc me comprendre ?

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Oui.

Comme une bamba triste

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Un peu comme une bamba triste

Ou un puzzle à mille pièces

Dont il manquerait la dernière,

Comme au milieu de foules en liesse

Mais isolés d’une manière,

Ou juste après l’ultime piste

De votre disque préféré,

Un peu comme tombe la nuit

Ou se lève l’astre qui luit

Car pour les esprits éthérés

Souvent pleins de mélancolie

Il n’y a pas d’échappatoire

A cette mère évocatoire

De tous nos rêves et nos folies,

Un peu comme le doux amère

Sourire de l’homme damné

Qui, lorsqu’il se sait condamné,

Se rêve encor libre comme l’air,

Un peu comme cette chanson

Sous ses airs de lente balade

Vient adoucir chez le garçon

Les sombres maux d’un coeur malade,

Comme une douce comédie

Dont la grande harmonie tragique

N’est belle qu’au yeux du public

Qui voit de loin le coeur maudit,

Comme, enfin, cette vieille reine

Qu’est la Vie parmis les mortels,

Elle, de la Mort, soeur jumelle,

Celle qui cause tant de peines,

Comme un regret qui prend au tripes

Et qui fait de nous ses pantins

Lorsqu’à nos rêves enfantins

On repense encor, on s’agrippe…

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Et si le temps tourne à l’orage

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Elle est ici même quand elle n’est pas là,

Dans mon coeur à défaut de mes bras,

Et si le temps tourne à l’orage,

Si tout cela n’est qu’un mirage,

Je n’en ai cure, oui je m’en fous !

J’aurai beau être traité de fou,

Elle est si pure et je veux être à ses côtés,

Que ce soit un merveilleux rêve

Ou bien dans la dure réalité.

Je ne désire pas de trêve

J’ai suffisamment perdu, assez donné,

Laissez-moi mélancolique

Me replonger dans ces sentiments

Pour mille et une années.

Je ne suis peut-être qu’un alcolique,

Qu’un pauvre fou, un dément,

Mais je ne veux rendre au cosmos

La graine qu’il a semé en mon coeur,

Et si je dois être le colosse

Aux pieds d’argiles, pas de rancoeur…

J’aurai vécu cette douce tempête

Et ton souvenir, même au fil des siècles

Tournera en mon coeur, en un joyeux cercle,

Et me restera toujours ainsi en tête.

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Libéré, délivré des contraintes, l’anarchie est le prix de ma liberté !

Ouais, un poème plutôt libre pour le coup.

Moi je me suis bien amusé, à vous de juger…

Je chhante

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Aujourd’hui ne me voila plus que roi

De ce grand château silencieux et si froid,

Où j’erre en des couloirs de pierres sombres,

Solitaire, fantômatique, une ombre.

Et ma langueur violente s’y déchaîne

Et échos de silence et de chaînes,

Ma douleur est lanscinante et je chante

Afin de l’exorciser, et je hante

Afin d’encor me sentir exister

Sans laisser âges passant m’attrister…

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Référence traînante


Dédicace au grand chef suprême pour le manque de cohérence dans les pieds… ._.

Skyfall

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This is the end,

The end of an era,

The future is waiting

Just around the bend

J’irais – ou plutôt je voudrais aller là – où tu iras

If ever you find yourself crying

My shoulder I will lend

For I wish nothing

But to be your faithful knight,

Oh how I wish we were a thing

And to hold you dearly at night.

But I can hear the bell

Ringing in the distance, far,

The end of an epoch, this epoch…

Oh my dear do not feel bad, even I can tell

That we are who we are,

The hand has gone around the clock

And upon this eleventh hour

My one and only desire

Is to face eye to eye

My destiny and not cower,

As the fingers of the Moirai

Take out the flames of this fire.

I am not dead,

I shall not die, I will survive,

No matter if our thread

Is cut shorter, my hope will thrive;

I know nothing of what will come

But a blind man I will still run

Where to or even where from

I know not, but isn’t it fun?

I cannot say that I am fine,

I cannot say if I will be,

Whatever happens we will see

Perhaps may even come a sign,

All in all I am not sad

I’d rather say melancholy,

Perhaps indeed it is just as bad

That I bask in it wholly,

Though who can stop me from myself

Apart from me?

I will not sit eternally on this shelf

In the silence and the dust,

Mais pour le moment restons amis;

I swear, despite my brave words, that I can feel my heart slightly rust…

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Hmmm. ♪

Garderem

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De ces mots le vrai sens

Tu ne connaîtras point,

Reflets de mon essence,

Je les cache avec soin

Par myriades d’images

Que jamais je n’émonde,

Tel un sorcier, un mage,

Façonnant ce grand monde;

Dans mon esprit, le corps

Est sculpté sans défaut

Mais son coeur dort encore

Et son rythme bat faux,

Cependant je me perds

En méandres obscures

Sans même un seul repère,

Que je ne me torture?

“Ô, pourquoi ne renonçes

Tu à cette folie?”

Entends-je bien souvent

Ceux-là m’interroger

Et pour toute réponse :

“N’est-elle pas jolie ?

Et le chemin devant

Point qu’à son périgée ?”

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Ouais, ouais, pas grandement qualitatif ce soit…

Petit enfant

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Petit gamin insouciant s’est vu grandir

Dans un monde où personne ne reste enfant,

Sa vie et ses espoirs il s’est vu brandir

Au sommet de palais, beau et triomphant,

Mais le monde est-il vraiment ce qu’il paraît ?

Avec le Temps la naïveté disparaît

Et alors emporte tout, même les rires;

Lui, éternel, nous l’apprend amèrement

Si souvent à nos dépends, sans sentiment.

Tous les éléments se déchaînent et chavirent

Alors le si fragile et précieux vaisseau

S’échoue sur la plage attendant le pinceau

Du vieux magicien des rêves oubliés

Qui vient, parfois trop tard pour le grand sablier,

Les dépoussiérer…

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Credit to Amearya