Quête

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J’erre et je cherche, sans but autre que mon but : trouver.

Je ne sais où il se cache, je ne sais ou le chercher,

Tout les éclis virevoltent sous la hache

Qui prépare l’immense bûcher.

Mon cœur sait où elle se cache

Mais à jamais je ne peux qu’en rêver.

Il faut continuer à avancer, à tourner en rond,

Il faut continuer à chanter, à sourire et à rire sous

Le masque de mes pensées, de mes envies, de mes espoirs,

Je ne sais que vous dire,

Je ne sais que penser,

Pour moi le mystérieux élixir

Ne sert qu’à faire danser

Les imbéciles et les sots, les oublieux et les fous,

Et pourtant je m’élance et pirouette dans le vent

Mon esprit aussi fébrile que volatile

Alors que mon cœur va de battement en battement

Éclipsant même le plus sourd de ses grondements

A la recherche de cet El Dorado, cet Atlantis

Qu’un royaume d’araignées et de Maures tisse

M’emprisonnant.

Je n’ai jamais été aussi libre, aussi vivant,

Alors pourquoi sens-je ces chaînes à mes pieds ?

Que ne voudrais-je aller de l’avant,

M’offrirait-on une aventure qui me sied ?

Je ne demande ni ne supplie,

Marchant sous le Soleil et les étoiles,

Seul mais pas solitaire, toujours vers l’horizon,

La Terre comme mère et de paire avec la Lune,

Et lorsque je me perds je recherche la mer

Du haut de la plus haute dune

Elle seule fait taire de son goût sel amer

Le souffle de mon âme qui mugît de douleur

Sous les coups de la lame aux mille-et-une couleurs.

Cette quête éternelle s’achèvera un jour

Lorsque les doux pétales

Du rosier blanc de neige

Toucheront le sol et quitteront l’air…

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Assignement: Ars Poetica

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Pharaon

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D’abord il croit un rêve

Quand un doux vent se lève

Au dessus de la grève,

– La folie et sa sève –

Pourtant doute s’achève

Et bientôt le noir glaive

S’éfface et disparait

Au travers du velour

Si vieux pourtant si rouge :

Un voilier reparaît;

Le coeur en est moins lourd

Et l’espoir en corps bouge.

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Référence, référence, quand tu nous tiens.

R et J

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Du noir poison se redresse

Le brillant phénix rené,

La vérité redevient maîtresse

Mais leur secret n’est point pardonné,

Quand minute devient heure,

Quand un an en devient cent,

Mais que le souvenir ne demeure

Éternel l’espace d’un instant

Si court que l’on ne peut le compter

Avant qu’il ne se soit effacé,

Et nul ne puisse chasser

La fin ni onc la dompter,

Ainsi gisent dans le noir,

Sans nul souffle ni espoir,

Les deux cœurs privés de leurs tambours,

Pris dans l’éternel compte à rebours…

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Une traduction de celui-ci : R’n’J.

Pas parfait mais pas trop mal.

La bobine usée

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Et la bobine tourne et tourne bien que plus lentement

Et les haut-parleurs crachent la même neige que l’écran

La large pièce s’est assombrie il y a déjà un moment

Mais le film compensait la sombreur imprégnant les rangs

A présent l’écran à retrouvé son originel blanc

Le générique n’est lors qu’un souvenir loin et distant

La musique s’est fondue dans la mécanique tournant

Et les lumières inondent à nouveau la salle à présent

Chaque spectateur a disparu pleurant ou souriant

Et pour les rouge rideaux il est aussi à présent temps

De doucement retomber de tout oublier et pourtant…

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Le projectionniste ne rêve que d’une chose.

Arriverai-je un jour ?

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Caravane

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Arriverai-je un jour au caravansérail

Où se retrouvent ceux qui leurs cartes choisissent ?

Ou suis-je condamné à voir mes funérailles

Brûler du feu céleste en la belle oasis ?

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C’est dans cette jungle luxuriante d’à boire

Que passent tous ceux-là qui s’abreuvent d’en vie

Mais c’est ici aussi que se vend l’éteignoir

Pour tant de fidèles profanant le parvis

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D’une cathédrale de végétales larmes

Qui de façon sublime allie douleurs et charmes

Des grands Sable et Soleil, les maîtres de ces lieux.

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Je suis de l’éclectique et vieille caravane

Traversant le désert où belles fleurs se fanent

Au rythme palpitant des flots de vin bilieux.

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Raphaël et la pomme.

Mésutopies

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Le manoir de l’intrigant

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Aux anges improvisés rêvant à la gloire

Je dis sans prétention qu’à toujours trop vouloir

Eux qui volent si haut risquent aussi de choir

Car dans ce joli monde au delà du miroir

Il existe une lente ronde triste et noire

Que dansent les immondes ombres de l’espoir

Sans fin et sans repos autour du grand manoir

Où liquide rubis, élixir défouloir,

Se mêle à l’envie et coule à flot du ciboire,

Les éternels fleuves, éphémères mémoires,

Jaillissent du poison et l’on ne peut y boire,

Sous l’œil plein de questions – en somme inquisitoire –

De l’aigle de raison au bec de pur ivoire

L’homme comme les autres cherche un exutoire

En des chants déchaînés à voie expiatoire,

L’air y est si brûlant que l’on ne peut y voir

Et des cris déchirants venant des abattoirs

Couvrent de leur bruyant les uniques dortoirs,

Berceuse apaisante pour épris d’illusoire,

Il est de ces chimères aux dents blanc rasoir

Que, malgré tous les dieux et paroles des Moires,

Dévots ou sceptiques se refusent à croire

Préférant se cacher de leurs peurs dérisoires

Dans une infinité de portes et couloirs;

Alors quand toi, lecteur, arrivera ton soir,

Quand tu me rejoindras au bout de ce couloir,

Quand je t’accueillerai dans mon humble boudoir

Un grand sourire aux lèvres et l’œil plein d’espoir

Me laisseras-tu t’offrir quelque philtre à boire

Et me conteras-tu ta belle et triste histoire ?

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Le saviez-tu ? Une écumoire (nom féminin) est un ustensile, le plus souvent de cuisine, servant à enlever l’écume, les impuretés. Je voulais en faire l’une de mes dernières rimes mais je n’ai trouvé d’endroit où la placer…

*

Originellement

[Les éphémères fleuves, éternels de mémoire,]

et

[Apaisante berceuse pour épris d’illusoire,]

formes modifiées pour des raisons de forme mais appréciées dans le style.

Amitié/inimitié

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Il faut se départir

De son inimitié

Et apprendre à partir

Contraire à qu’imitiez

Afin de répartir

Amour et amitié

Et enfin rebâtir,

Nous, les grands héritiers,

Car de tous les martyrs

Qui méritent pitié

Sont-ce eux qui combattirent

Les premiers à châtier ?

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Amour et paix. Ah mais ! Et pour !

Aurore

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Il y a au petit matin

Dans le vent frais et la rosée

Quelque chose de bien hautain

Comme parole trop osée

Que l’on formule sans savoir,

Que l’on exprime sans vouloir,

Dans laquelle on n’ose se voir

Qu’une fois seul dans le couloir

Silencieux de notre esprit,

Nul ne sait de quoi notre coeur

Semble à ce moment s’être épris

Ni d’où vient ce rictus moqueur,

Ce n’est qu’alors que le soleil

Colore le ciel de puissance

Et lui rend les larmes de nuit

De sa douce fille la Terre,

Que le spectacle sans pareil

À chacune de nos naissances

Brise enfin les murs de l’ennui

Et dévoile ses vieux mystères.

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Je tue, il hèle, nous vouons mille zèles.

Quand on s’aime

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Viens, inconnu, et entend :

J’avais écrit un poème

Sur un voyageur d’antan

Un enfant de la bohème,

L’un de ces grands seigneurs du temps

Qui le cueillent comme on le sème,

Êtres que le Moment attend

Et qui avec tout Homme s’aime,

Un de ceux que monde sous-tend

Du premier au dernier quantième,

Je n’ai su dire de Satan

Ou d’Elohim, un vrai dilemme,

Il marqua mon esprit cent ans,

Un inlassable requiem

Au rythme de mon coeur battant,

Que le doute et l’envie parsèment.

Qu’est hui bien loin le printemps

Où, tel de vivantes gemmes

Voletant au fil du vent,

Je brodais ces jolis lemmes…

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Je voudrais dormir…

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J’ai envie de dormir

Mais quelque chose m’empêche.

Quelle est qui fait souffrir ?

Serait-ce cette flammèche

Qui, tout mon coeur, assèche,

Le faisant ainsi pourrir ?

Quelle paire d’yeux revêche

Me regarde sans sourire

Et sans remords me prêche,

Afin que je ne pèche,

“Oh, rien ne sert de courir

A point faut-il partir.” ?

Mais de pitance rèche

Je ne veux me nourir,

Ma volonté s’ébrèche,

Est-il temps de mourir ?

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Poème de la veille que j’ai eu la flemme d’écrire/de terminer parce que fatigue. Voici.